28/10/2015

Les origines du parc privé de Cointe

plan liege cointe 1737.jpg  Essentiellement champêtre, le plateau de Cointe est resté longtemps très peu peuplé. Le plan ci-dessus, dessiné en 1737 (cliquez sur lui pour l'agrandir), ne mentionne qu’une poignée de maisons, au Batty* et du côté de la chapelle Saint-Maur**.
* « Batty » serait la francisation du wallon « bati », mot désignant une place publique entourée de quelques constructions.
** Ancienne chapelle dont les origines remontent au début du XVe siècle. Restauré à la fin des années 1990, le bâtiment accueille des expositions, des concerts, des conférences, des réunions de travail…

  Le hameau est toujours modeste quand il aborde le XIXe siècle ; il ne connaîtra un formidable essor qu'après 1880, grâce à la création d’un parc résidentiel privé, la construction d’un observatoire d’astronomie et l’aménagement de nouvelles voiries pour en faciliter l’accès.


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  Le parc privé de Cointe apparaît sur ce plan de Blonden en 1880 (vous pouvez aussi cliquer desssus pour l'agrandir) ; il est à l'époque situé sur le territoire de la commune d'Ougrée (Sclessin).

 

  Les origines du parc privé

 
Depuis le début du XIIIe siècle, il existe en bord de Meuse, au pied de la colline de Cointe du côté de Sclessin, une abbaye créée par des chanoines augustins, puis occupée par des religieuses cisterciennes ; l’endroit a pris le nom de Val Benoît, du latin « vallis benedicta », la « vallée bénite ».

abbaye val-benoit XVIIIe.jpg  L'abbaye du Val Benoît au XVIIIe siècle (gravure de Remacle Le Loup), vue depuis la colline de Cointe. Ci-après, le même endroit de nos jours, avec un complexe universitaire abandonné en voie de réaffectation :
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  En 1797, sous le Régime français, les propriétés de l’abbaye sont vendues à vil prix. Elles finissent par appartenir à un certain Pierre Joseph Abraham Lesoinne (1739-1820), avocat qui joue un rôle important dans la vie liégeoise lors des événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle.

  Son fils Nicolas Maximilien (1774-1839) lui succède en 1820. C’est lui qui réactive en 1824 le charbonnage du Val Benoît. Une de ses filles, Émilie, épouse Édouard van der Heyden a Hauzeur (1799-1863), patron à Sclessin du premier moulin à vapeur de Belgique, machinerie au cœur d’une importante minoterie. La mariée apporte à son époux un héritage considérable : l’abbaye du Val Benoît et les domaines qui en dépendent, dans la plaine de Sclessin et sur les coteaux de Cointe.

moulin hauzeur val benoit.jpg  Voici le moulin à farine appartenant autrefois à la famille Hauzeur. Les meules étaient actionnées par une machinerie à vapeur conçue par les ateliers John Cockerill en 1826.

houillere val benoit.jpg  La houillère du Val Benoît à la fin du XIXe siècle, propriété de la famille Hauzeur-Lesoinne. Au sommet de la colline, dans le parc privé de Cointe, se découpe l’Hôtel des Bains et Thermes, dont nous reparlerons plus loin.

 À l’instar de Seraing où les usines Cockerill prospèrent, Sclessin connaît dès 1870 un essor industriel prodigieux. Dès 1876, la famille Hauzeur envisage la mise en valeur des terrains qu’elle possède sur le plateau de Cointe, avec la création d’un parc résidentiel privé de haut standing : un lotissement de 35 hectares dont les parcelles sont vendues aux bourgeois soucieux de faire construire leurs belles villas dans un environnement verdoyant, tranquille et sécurisé.

 

L'observatoire

En réalité, la première construction installée dans le parc privé de Cointe, un lustre avant celles destinées à l’habitat ou aux loisirs, a été l’institut d’astrophysique, mieux connu sous le surnom d’observatoire.

C’est François Folie, administrateur de l’université de Liège, qui y acquiert en 1880, au nom de l’État, un terrain appartenant à la famille Hauzeur. La construction du complexe scientifique, adjugée à l’entreprise Loyens, est réalisée de mars 1881 à novembre 1882, selon les plans de l’architecte liégeois Lambert Noppius, à qui l’on doit aussi l’institut de zoologie du quai Van Beneden, l’institut d’anatomie de la rue de Pitteurs et l’institut de botanique dans le jardin du même nom.

observatoire cointe vue stereo debut XXe.jpg  Ci-dessus, les bâtiments de l’observatoire sur une vue stéréoscopique du début du XXe siècle, avec la tour crénelée évoquant un château médiéval.

observatoire et etang cointe debut XXe.jpg                              L'institut est situé près de l'étang du parc privé (carte postée en 1904).

observatoire cointe debut XXe.jpg  L’observatoire reçoit ses premiers instruments astronomiques en 1884 : un télescope à monture équatoriale, installé sous la coupole de la tour nord (1), et une lunette méridienne logée dans une construction en bois (2) attenant à la conciergerie (3). La tour octogonale crénelée est destinée aux relevés météorologiques ; la voûte de la tour sud (4) abrite une table équatoriale pour matériel spectroscopique ou photographique.

observatoire cointe champetre.jpg  L’observatoire dans son cadre bucolique au tout début du XXe siècle. À droite, on aperçoit la villa « Les Tamaris », avec ses serres où l’on cultive des orchidées. Le bétail est celui d’une ferme voisine.

observatoire cointe vue aerienne champetre.jpg  Cette vue aérienne de la fin des années 1930 nous montre toujours l’observatoire (1) dans un environnement fort rustique. Même les rues du Chéra (2) et du Puits (3) sont peu urbanisées. Remarquez à l’arrière-plan les usines sidérurgiques de la vallée mosane. À la création de l’institut d’astrophysique, certains ont d’ailleurs mis en doute l’utilité de faire de telles observations au milieu des fumées de l’industrie locale.

observatoire cointe annees 1920.jpg  Le square Hauzeur dans les années 1920, avec l'observatoire à l’arrière-plan. Les gens s'engagent dans l'avenue de la laiterie, laquelle porte ce nom vu l'existence dans cette voirie, dès 1885, d'un établissement de ce type*.
* Dès la fin du XIXe siècle, les laiteries sont à la mode dans les alentours champêtres de Liège, notamment à Embourg, Kinkempois et Cointe. Il s’agit de lieux chics de consommation et de distraction, où les familles de la bonne société viennent se restaurer (produits lactés et tartes au riz à l’honneur), jouer au tennis ou danser, pendant que les enfants s’amusent sur la plaine de jeux.

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La laiterie se trouvait là où débouche la rue du Petit Bourgogne (du nom d'un ancien vignoble).

cointe laiterie du parc 1930.jpg  La laiterie du Parc vers 1930. Le patron, très bon musicien, dirige un orchestre de jazz. Les danseurs viennent de toute la région pour écouter cette musique qui fait fureur.

  Mais revenons-en à l'observatoire.

  Une lunette méridienne plus grande est livrée en 1931, et il est décidé, à la fin de la décennie, de la pourvoir d’un abri mieux adapté. En vue des travaux, dès 1937, la lunette méridienne et ses accessoires sont démontés et stockés dans des caisses. Pendant l’occupation, quand l’armée allemande veut s’en accaparer, on fait croire à l’officier en charge de la procédure qu’une pièce importante a été détruite lors de bombardements. La pièce en question est en réalité dissimulée dans une galerie de charbonnage. Le télescope a moins de chance, il est emporté par les nazis pour équiper le mur de l’Atlantique. Il ne sera remplacé qu’en 1957, dans le cadre des indemnités pour dommage
de guerre. Longtemps attendu, le nouvel instrument sera baptisé « Désiré ».

observatoire cointe 1946.jpg  Le chantier d'un nouvel abri pour la lunette méridienne est enfin entrepris dès le lendemain de la seconde guerre mondiale. La photo ci-dessus a été prise en 1946 pendant l’aménagement de la nouvelle toiture mobile.

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La toiture mobile en 2013, fortement délabrée.

observatoire cointe lunette meridfienne.jpg  J'ai pris cette photo de la lunette méridienne lors d'une visite de l'observatoire en compagnie de Monsieur André Lausberg, président de la Société astronomique de Liège*, que je remercie.
* Hébergée dans l’observatoire, la Société astronomique de Liège organise des conférences et propose de nombreuses activités de vulgarisation. Comme le grand télescope Désiré et la lunette méridienne sont restés sur place, elle se donne pour mission de valoriser ces pièces du patrimoine scientifique liégeois par le moyen de journées portes ouvertes ou de visites scolaires.

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Le télescope Désiré.

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Les bâtiments de l'institut d'astrophysique dans les années 1950.

observatoire cointe 1979.jpg  Vue aérienne de la fin des années 1970. Les blocs plus modernes, à gauche des bâtiments d’origine, datent du début des années 1960 ; ils comportent un auditoire, des laboratoires, des ateliers techniques et un planétarium didactique. C’est l’époque où l’institut d’astrophysique se développe en se mettant à la mode de la technologie spatiale.

 
Fin 2001, le département astronomie de l’université de Liège déménage sur le campus du Sart-Tilman. C’est la Région wallonne qui rachète le site, fort délabré ; elle envisage de restaurer les lieux pour y installer ses services de l’archéologie, mais le projet est avorté faute de budget. En attendant, les infrastructures ne cessent de se dégrader.


  L'avenue et l'hôtel des Thermes

  Pour donner un accès carrossable au parc résidentiel qu'elle se propose d'établir à Cointe, la famille van der Heyden a Hauzeur fait aménager à ses frais, de 1881 à 83, une route en provenance de la vallée mosane. Ce sera l’avenue des Thermes, ainsi nommée parce qu’elle mène à l’hôtel des Bains et Thermes liégeois, construit en 1882-83.

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Le bas de l’avenue des Thermes vers 1910.

avenue constantin de gerlache liege 2014.jpg   Depuis 1931, ce tronçon a été rebaptisé du nom d’Étienne Constantin de Gerlache (1785-1871), homme politique ayant joué un rôle important lors de la naissance de l’État belge.

thermes liegeois cointe.jpg  L'hôtel des Bains et Thermes liégeois est un luxueux hôtel-restaurant, avec installations d’hydrothérapie et salle de jeu. Inauguré en 1883, il n'aura qu'une existence éphémère ; il sera fermé en 1905, démoli, puis remplacé par une villa à l'usage de la famille Hauzeur.

thermes cointe 1908.jpgL'hôtel vu de la vallée à l'aube du XXe siècle.


  L'avenue de l'Observatoire

  En 1880, le conseil communal de Liège est saisi d’un projet d’avenue
qui, au départ du quartier des Guillemins, gravirait le flanc de la colline de Cointe pour accéder au domaine résidentiel en préparation. L’idée émane des propriétaires riverains, qui proposent de céder gratuitement les terrains nécessaires au tracé de la nouvelle artère. Celle-ci ne va-t-elle pas donner de la plus-value aux biens qu’ils possèdent sur le versant ou le plateau ?

 
La Ville accepte le projet en janvier 1882, à condition que les demandeurs s’engagent à assumer également les frais des travaux de voirie. En août 1883, l’avenue est baptisée « de l’Observatoire » parce qu’elle mène essentiellement, à ce moment, à l’institut d’astrophysique terminé quelques mois plus tôt ; elle est ouverte à la circulation au début de 1885.

 
L’implantation du chemin de fer dans le quartier des Guillemins a rendu difficile l’accès à Cointe par les chemins traditionnels que constituaient les rues de Cointe (actuelle rue Alber Mockel) et Saint-Maur. La nouvelle avenue rétablit une liaison indispensable avec la ville ; elle est empruntée dès 1895 par la première ligne liégeoise de tramways électriques, reliant la vallée (place Sainte-Véronique) et le plateau (place du Batty).

 

panorama depuis cointe_2.jpg  Panorama de Liège vu de Cointe à la charnière des XIXe et XXe siècles. On aperçoit en (1) l’amorce peu bâtie de l’avenue de l’Observatoire. Remarquez en (2) la rue Hemricourt jusqu’où s’étendaient les voies de garage de la gare des Guillemins.

panorama depuis cointe_1.jpg  Le même panorama vu depuis le point de vue aménagé en 1904 dans une boucle du boulevard de Cointe (devenu le boulevard Kleyer en 1921).

panorama depuis cointe_3.jpg  L'avenue de l'Observatoire à la fin du XIXe siècle. La petite tour au toit en poivrière fait partie de la propriété de la famille Bégasse de Dhaem (ancien domaine des Jésuites wallons). À cet emplacement, la société immobilière Amelinckx a entamé la construction en 1975 de deux immeubles de quatre-vingts appartements (le second n’a été achevé qu’à la fin des années 1980 à cause de la faillite de l’entrepreneur). Comme on peut le constater sur la photo qui suit, les abords verdoyants du complexe résidentiel ont intégré la tourelle d’antan :
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avenue observatoire liege 1910.jpg  L'avenue de l'Observatoire vers 1910 ▲ et de nos jours ▼avenue observatoire liege 2014.jpg

 

avenue observatoire liege tt debut XXe.jpg  Les villas de l'avenue de l'Observatoire au début du XXe siècle. Remarquez l’aiguillage au niveau des rails : la voie ferrée unique comporte un évitement pour permettre aux trams de se croiser.

avenue observatoire liege debut XXe.jpg  Le sommet de l’avenue au tout début du XXe siècle, avec des habitations plus populaires et des commerces. Dans le fond : la place du Batty, terminus du tram.

tram cointe 1898.jpg  Une motrice électrique du tram de Cointe, place du Batty, en 1898. Ci-dessous, le même endroit de nos jours :
place du batty cointe 2007.jpg

batty cointe terminus tram.jpg  Le terminus du tram de la place du Batty au début du XXe siècle, avec l'entrée du parc privé à l'arrière-plan gauche.

avenue observatoire liege trolleybus 1934.jpg  1934. Les ouvriers enlèvent les rails de l'avenue de l'Observatoire, car les trams viennent d’être supplantés par des trolleybus, autobus électriques équipés de deux perches pour s’alimenter en courant. Cette photo a servi de propagande pour montrer la maniabilité de ce genre de véhicule, qui peut se déporter de sa ligne aérienne habituelle.


  Les villas du parc privé

avenue des ormes cointe 1899.jpgparc prive cointe villas.jpgvillas cointe reverbere 1904.jpg  Les avenues du parc sont aménagées de 1881 à 1885. Il s’agit d'abord de chaussées empierrées,aux accotements de terre, profitant d’un éclairage public au gaz. Les premières villas sont construites dès 1888.

avenue des ormes cointe 1905.jpg  La carte postale ci-dessus met les villas en valeur dans leur écrin de verdure, à la veille de l’Exposition universelle qui va se tenir à Liège en 1905, aux Vennes, à la Boverie et aussi à Cointe. Ci-dessous, la même carte, colorisée, écrite en 1903 :
avenue des ormes cointe 1903.jpg

avenue de cointe debut XXe.jpgL'avenue de Cointe vers 1905.

tennis cointe 1912.jpg  À la fin du XIXe siècle, le tennis débarque d’Angleterre et devient le sport préféré de la classe aisée. Sur ce document du tout début du siècle suivant, on voit les résidents du parc pratiquer leur passion sur les terrains non bâtis de l’avenue de Cointe. Les hommes jouent en gilet et longs pantalons ; les dames en longues jupes, chemisiers amples et grands chapeaux fleuris, échangeant quelques balles avant de prendre le thé chez l’une ou l’autre voisine.

villa serrurier-bovy cointe 1903.jpg  La villa « l'Aube » a été conçue en 1903 par Gustave Serrurier-Bovy (1858-1910), architecte, ébéniste et décorateur, précurseur liégeois de l’Art nouveau. L'artiste l'a habitée jusqu'à sa mort, après l'avoir meublée et décorée dans le style qui lui était cher. Le cottage a été classé en 2011 ; inscrit désormais au patrimoine de la Région wallonne, il a été restauré grâce à des subsides publics.

 

cointe cadran solaire.jpg  Au cœur du parc, un large rond-point porte le nom de square Hauzeur. Au début, il est constitué d’une petite pièce d’eau et d'un édicule abritant des instruments de météorologie, avec un cadran solaire sur la face exposée au sud.

square hauzeur cointe.jpg  Le square Hauzeur modifié à la suite de l'installation d'une cabine électrique. De nos jours, c’est une pelouse arborée qui comporte une sous-station électrique plus importante et un bloc de quartzite vieux de deux millions d’années.

etang parc cointe tt debut XXe.jpg  À l’intersection des avenues de Cointe, des Ormes et des Platanes, ce bassin est improprement appelé « étang », car l’eau n’y stagne pas. Il s’agit en réalité d’une réserve de 843 m³ d’eau en cas d’incendie, précaution voulue par la famille Hauzeur dès les origines du parc.

villas colonne barometrique cointe debut XXe.jpg  Le monument de style gothique, à l'avant-plan droit, a disparu ; il renfermait une colonne barométrique qui mesurait la pression atmosphérique et donc l’altitude de l’endroit : 125 mètres. Dans le fond, à droite de la villa « Tamaris », on devine le pensionnat « Maria Immaculata » des Filles de la Croix, construit en 1903-1904.

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Le même endroit de nos jours.

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La pièce d'eau du parc privé de Cointe en 1920.

etang cointe.jpg  Le bassin du rond-point est maintenant agrémenté d’un jet d’eau et entouré de cerisiers du Japon. Ses eaux abritent diverses espèces de poissons dont de magnifiques carpes.


  Du côté de la place du Batty

place du batty cointe tt debut XXe.jpg  La place du Batty à l'aube du XXe siècle, avec à l’avant-plan une villa et un terrain non encore bâti du parc privé.

pensionnat-cointe-batty-1927.jpg  Le même endroit dans les années 1920. Remarquez à gauche l’une des entrées du parc résidentiel privé, avec ses barrières que les gardes fermaient à 22 heures.

place du batty cointe 2000.jpg  En 2000, pendant la restauration du Chanmurly et le chantier du complexe commercial et résidentiel qui se trouve à l'angle du boulevard Kleyer et de la place du Batty (conçu par le bureau d’architectes liégeois Séquences, le projet a été mis en œuvre par l’entreprise Thomas & Piron).


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17:08 Écrit par Claude WARZÉE dans Cointe | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Beau travail.

Écrit par : Antoine HENROTTE | 14/11/2015

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Je suis né en 1926. Mon père, Marcel DEHALU, avait succédé au Professeur Constantin Le Paige, dans ses doubles fonctions d'Administrateur-Inspecteur de l'Université de Liège et de Directeur de l'Observatoire (C'était le troisième astronome a occupé ces fonctions, le premier étant Folie lui-même). C'est dans la maison directoriale que j'ai vécu de 1927-28 à début 1944. Mon père avait été admis à l'éméritat à ses 70 ans en septembre 1943 mais nous continuâmes à habiter les lieux jusqu'à ce que les allemands réquisitionnent les bâtiments, vers février 1944. Les bombardements des alliées sur la gare des Guillemins et le pont de chemin de fer du Val Benoît commencèrent au printemps et démolirent pas mal de villas du Parc, du quartier de Cointe, et de l'avenue de l'Observatoire, mais ne touchèrent pas l'Observatoire dont les tours avaient été garnies de défenses antiaériennes. A la Libération, pour éviter que l'Observatoire soit à nouveau réquisitionné, le Professeur Pauwen occupa momentanément la maison directoriale avant que l'Université ne décide que celle-ci soit englobée dans les Instituts proprement dits (bibliothàque, bureaux, etc...). Ma mémoire fonctionne encore jusqu'aux premières années 30. J'ai bien connu la Laiterie et ses terrains de tennis et aussi le baromètre qui était situé près de l'étang. J'ai fait mes années primaires à l'école communale du Boulevard Kleyer où j'avais comme ami Jean Delvoye, petit fils de Serrurier-Bovy qui habitait, à cette époque, la villa Les Aulnes. Je me rappelle très bien l'intérieur de cette villa où j'allais jouer avec mon ami.

Écrit par : Guy DEHALU | 04/01/2016

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