29/08/2016

L’ancien immeuble Chapeauville, rue Saint-Laurent, disparu lors de la construction de l’autoroute A 602

rue saint-laurent_liege_2014 (1).jpg  Ce tronçon de la rue Saint-Laurent*, entre les deux murets, est un pont franchissant la tranchée ferroviaire que constitue le plan incliné conçu autrefois par Henri Maus (voir cette autre page).

* La rue et le quartier tirent leur nom d’une ancienne abbaye bénédictine dédiée à ce saint.


plan incline_liege_2006.jpg  Un Thalys descend le plan incliné. Dans le fond, on distingue la nouvelle gare des Guillemins en cours de construction.


rue saint-laurent_liege_2014 (2).jpg  Prenons un peu de recul par rapport à la première photo. Parallèlement au plan incliné ferroviaire, c’est l’autoroute 602 qui surplombe la rue Saint-Laurent.

                                           Retrouvons cet endroit à la fin des années 1960 :
immeuble chapeauville_liege_1968 (1).jpg                     Il s’agit de l’endroit où la rue du Calvaire* débouchait dans la rue Saint-Laurent.

* Un monument de ce genre existait autrefois, non loin de l’église auxiliaire de Notre-Dame du Calvaire, bâtie au début du XXe siècle.


immeuble chapeauville_liege_1968 (2).jpgmaison chapeauville_liege.jpg  Cette demeure est datée de 1608 et a été remaniée au XVIIIe siècle. On l’appelle la maison Chapeauville, du nom de Jean Chapeauville (1551-1617)*, célèbre théologien et historien liégeois qui y a vécu.

* On trouve aussi les graphies « Chapeaville » et « de Chapeauville ».

  Jean Chapeauville a légué l’immeuble à son neveu Jean La Roche, échevin de Liège. Nous sommes au début du XVIIe siècle, période marquée à Liège par la lutte entre les Grignoux, qui exigent davantage de libertés communales, et les Chiroux, qui veulent le renforcement de l'autorité du prince-évêque.

  En 1649, le prince-évêque Ferdinand de Bavière fait appel aux troupes allemandes pour stopper la rébellion. En août, le général bavarois Otto von Sparr s’empare de la maison de La Roche et des habitations voisines entourées de murs, où les milices populaires se sont installées. Il y fait établir des batteries de canons pour bombarder l’abbaye de Saint-Laurent, autre position des démocrates liégeois.

 

* * * * *

 

construction-A602-burenville-liege-1968.jpg  1968. Le chantier de l’autoroute A602 a atteint Burenville (derrière le bulldozer, on reconnaît le chevet de l’église Saint-Hubert érigée six ans plus tôt). Dans le fond, près de l’ancien terril de l’Aumonier fortement arasé, se distingue l’ébauche du viaduc qui permet à la rue Jules de Laminne de franchir la tranchée autoroutière (voir autre article).


autoroute A602_liege_debut 70s.jpg  Au départ de l’échangeur de Loncin, la A602 est initialement prévue jusqu’au boulevard d’Avroy, via Ans, Burenville, Saint-Laurent, le Bas-Laveu et les Guillemins. Cette photo montre la sortie Saint-Laurent au tout début des années 1970.


rue saint-laurent_liege_avant 1970 (1).jpg  La rue Saint-Laurent à l’extrême fin des années 1960. Le passage de l’autoroute à cet endroit, ainsi que l’aménagement des bretelles pour y accéder ou en sortir, vont nécessiter d’importantes expropriations et démolitions. Vont disparaître tous les bâtiments situés entre le building et la tranchée du chemin de fer, des deux côtés de la chaussée.


rue saint-laurent_liege_avant 1970 (2).jpg  Vont donc disparaître tous les bâtiments visibles à l’avant-plan de la photo ci-dessus, à l’exception de l’immeuble sis tout à droite.


rue saint-laurent_liege_1970 (2).jpgPendant les démolitions de 1969-70 ▲ et de nos jours ▼rond-point calvaire-stlaurent_liege_2014.jpg


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À droite, c’est l’entrée de la rue du Calvaire en 1970.


rue saint-laurent_liege_1970.jpg  Toute une série d’immeubles ont été détruits ▲ pour permettre d’aménager un nouvel accès à la rue du Calvaire, accès reporté plus haut dans la rue Saint-Laurent ▼
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rue du calvaire_liege_1970.jpg  La rue du Calvaire a également souffert pendant l’aventure, tronquée de sa partie basse vu la largeur de l’autoroute et de ses bretelles.


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La rue du Calvaire avant l’aménagement autoroutier ▲ et de nos jours ▼
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04/08/2016

Le quai de la Goffe, la Batte, l’ancienne halle aux viandes et la cité administrative

vue aerienne_bing maps.jpg  Cette vue aérienne actuelle a été obtenue grâce à Microsoft Bing Maps. Le quai de la Goffe est compris entre les deux traits rouges, entre le quai de la Ribuée* et la Batte.

* « Ribuée » vient du wallon « ribouwèye » (lessive). Jadis, nos aïeules lavaient le linge dans les eaux de la Meuse !


 
En wallon liégeois, le mot « batte » signifie « digue » ou « quai ». L’expression « quai de la Batte » (soit « quai du Quai ») est passée dans l’usage mais constitue un pléonasme. Depuis 1863, l'appellation officielle « la Batte » désigne le quai compris entre Potiérue* et la rue Hongrée** (entre les quais de la Goffe et de Maestricht).

* La rue des potiers.
** « Hongrée » dériverait d’un mot d’origine flamande servant à désigner un pendoir dans l’industrie drapière, installée autrefois à cet endroit.

quai de la goffe_liege_dessin de gerard michel.jpgDessin de Gérard Michel, ancien professeur de dessin d’architecture à Saint-Luc.

 


  Aux origines

  Jadis, l’emplacement de l’actuelle place Saint-Lambert est occupé par une immense cathédrale (voir autre article), et c'est place du Marché qui constitue le centre vital de la cité. Son existence remonte aux origines de la ville, dont la population a besoin de s'approvisionner quotidiennement. Depuis le début du XIe siècle, la rue du Pont* la relie à la Meuse, où un port est établi « alle Goffe ».

* La rue du Pont a été baptisée ainsi parce qu’elle menait au pont des Arches, le premier du nom, qui se situait alors dans son axe. Parallèlement, la rue Neuvice (appellation provenant de mots latins signifiant « nouveau village ») rappelle l'agglomération marchande qui s'étendait entre la place du Marché et le fleuve.


 
Le mot « goffe », en wallon, désigne une excavation dans le fond du fleuve, une eau plus profonde. Au début, il ne s’agit que d’une berge en pente, submergée à la moindre crue. On y endigue le fleuve de 1545 à 1548, aménageant une batte (un quai donc) qui sera prolongée en 1549 jusqu’à la rue Hongrée.

  La Goffe et ses alentours attirent tous les marchands de la cité. Une halle aux viandes y est construite au milieu du XVIe siècle.


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  Gravure de Julius Milheuser (1649), publiée par Johannes Blaeu. On y aperçoit la halle aux viandes, ainsi que le port fluvial en aval du pont des Arches, de la Goffe à la rue Hongrée.


goffe_liege_1790.jpg  Dessin de 1790 publié par Léon Béthune dans « Vieux Liège : recueil de vues rares ». À gauche, le pont des Arches avec la cathédrale Saint-Lambert à l'arrière-plan. Au centre, le port de la Goffe. À droite, les rangées d’arbres de la Batte.

  Dès le XVIe siècle, le quai de la Goffe et la Batte connaissent une vie commerçante intense : ils accueillent des marchés quotidiens et une foire annuelle qui amène son lot de camelots, saltimbanques, forains*, comédiens, bonimenteurs, vendeurs de remèdes… La Batte, de nos jours, évoque le marché dominical que fréquentent chaque semaine des milliers de curieux, issus aussi des pays limitrophes, principalement des Pays-Bas et d'Allemagne.

* La partie « variétés » de la foire annuelle a quitté la Batte en 1859 pour venir s’installer boulevard d’Avroy.


  La halle aux viandes

 

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Au début des années 1970 ▲ et de nos jours ▼
halle viandes_liege_2006.jpg

 

blason bouchers liege.jpg  Blason des mangons (c’est ainsi qu’on appelait autrefois les bouchers), corporation dont l’existence remonterait au XIIe siècle, un des trente-deux bons métiers de la cité de Liège à l’époque de la principauté.


blason bouchers.jpg  Ce blason se retrouve au-dessus des portes d’entrée de la halle. La pierre rectangulaire qui le surmonte comportait des armoiries et inscriptions rappelant l'Ancien Régime, lesquelles ont été martelées lors des événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle.


  Ce bâtiment destiné au commerce* de la viande, qu’on appellera aussi la Grande Boucherie, a été bâti de 1544 à 1546 selon les plans de l’architecte Paul de Ryckel**, en remplacement de celle établie près de l’hôtel de ville, devenue insuffisante.

* Les bouchers ne seront autorisés à vendre à domicile qu’en 1846, moyennant le paiement d’une taxe et l’obligation d’une hygiène irréprochable.
**Chargé aussi d’une restauration de la collégiale Saint-Martin, qui garde toujours des séquelles de l’incendie du Mal Saint-Martin, deux siècle plus tôt.


  Il s’agit du plus ancien édifice public de la ville, bel exemple du style Renaissance alliant la brique et la pierre calcaire. Les activités marchandes s’exerçaient au rez-de-chaussée, l’étage servant de lieu de réunion aux compagnons.

  Quand la principauté de Liège est rattachée à la république française (1795-1814), la halle devient un bien national. En 1822, le gouvernement la cède à la Ville (nous sommes alors sous le régime hollandais). Le rez-de-chaussée conserve son affectation d’origine, mais l’étage est converti en école communale, laquelle fera place, en 1862, à une bibliothèque publique*.

* Cette bibliothèque sera transférée rue des Chiroux en 1904.


halle viandes_liege_1881.jpgCe dessin de Pierre Dehousse montre la halle en 1881, vue depuis la rue de la Boucherie. À l’arrière-plan, à droite, on aperçoit, au-delà de la Meuse, le clocher à campanile de l’ancienne église Saint-Pholien.

 
plan_1880.jpg  Sur ce plan dressé par Blonden en 1880, j’ai colorié en rouge l’emplacement de la halle. Les voiries environnantes s’appellent la rue du Pont (1), la rue de la Boucherie (2), la rue de la Goffe (3), la rue de la Halle (4), la rue de la Clef (5)*, la rue Sur-le-Mont (6)** et Potiérue (7).

* Une enseigne y portait jadis ce motif.
** Cette rue étroite allait en s’élevant jusqu’au milieu de son parcours. Cette butte datait de la construction de l’enceinte défensive de Notger, car des terres avaient été amoncelées contre le rempart.


halle viandes_liege_1900 (1).jpg  ▲ La halle à la charnière des XIXe et XXe siècle. Les façades sont en partie peintes à la chaux. Les auvents en zinc ont été placés en 1888 pour abriter les marchandes de volailles ▼
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Peinture représentant les lieux vers 1900.


halle viandes_liege_plan 1917.jpg  Ce dessin fait partie d’une série de relevés réalisés en 1917 par le service d'architecture de la ville de Liège. Dans les commentaires qui les accompagnent, il est question d’ un « vieux bâtiment condamné à disparaître bientôt ».

  En fait, il y a longtemps que les bouchers se plaignent de l’exiguïté et de la vétusté des lieux. Plusieurs intentions d’agrandissement ont échoué dans la seconde partie du XIXe siècle, vu que le bâtiment est complètement enserré dans le tissu urbain. Mais en 1911, le conseil communal, sous le mandat du bourgmestre Gustave Kleyer*, décide d’aérer et assainir le quartier, afin de construire une nouvelle halle beaucoup plus grande en front de quai. Ce sont des problèmes de finances communales, puis surtout la première guerre mondiale, qui mettent un terme au projet.

* Celui-là même qui dirigeait la ville pendant l'Exposition universelle de 1905.


rue sur-le-mont_liege_1919.jpg  Il n’empêche que des expropriations ont été programmées « au plus grand profit de l’hygiène » ; elles entraînent la disparition des rues Sur-le-Mont (la photo ci-dessus date de 1919) et de la Clef.


plan_liege_1938.jpg  Ce plan communal nous reporte en 1938. Remarquons les transformations apportées au quartier de la halle* : la rue de la Boucherie a été prolongée jusqu’à Potiérue qu’on a élargie ; des immeubles ont été démolis pour faire place à des entrepôts.

* Un plan de 1930 (année d’une exposition internationale) ne présente pas ces transformations.


rue du pont_liege_1905.jpg  La rue du Pont, vers 1905. Le photographe tourne le dos à la place du Marché. À gauche, s’ouvre la rue de la Boucherie.


rue du pont_liege_2016.jpg
Le même endroit de nos jours.


rue de la boucherie_liege_debut XXe.jpg  La rue de la Boucherie avec ses maisons en encorbellement. Les immeubles, à l’arrière-plan, sont ceux de la rue de la Halle en communication avec la rue de la Clef.


rue de la boucherie_liege_2016.jpg  Les maisons en encorbellement ont subsisté ; l’arrière-plan, lui, a subi une totale métamorphose (nous en reparlerons).


rue de la boucherie_liege_1930.jpg  La rue de la Boucherie vers 1930. Les immeubles de la rue de la Halle vont disparaître pour être remplacés par des entrepôts annexés à la halle aux viandes.


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La halle en 1941 entre les entrepôts (à gauche) et la rue de la Goffe (à droite).

 
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▲ La configuration des lieux de nos jours ▼rue de la goffe_liege_2016.jpg


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À droite, la rue de la Halle vers 1930.


rue de la halle_liege_2016.jpg  La rue de la Halle, de nos jours, n’est plus que ce chemin marqué d’une flèche, traversant l’esplanade-parking de la cité administrative.


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▲ Les entrepôts à la fin des années 1950 ▼
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halle aux viandes_liege_2016.jpg
De nos jours.


goffe_liege_fin annees 1950.jpg  Dans la seconde moitié des années 1950, commence un chantier d’envergure. Nous le détaillerons dans le chapitre qui suit.


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De nos jours.

 

 
L’évolution du quai de la Goffe

 

quais de meuse_liege_debut XXe.jpg  Cette carte colorisée nous reporte à l’aube du XXe siècle, quand les bateaux-mouches faisaient office de transports en commun avant d’être supplantés par les tramways. L’intitulé « quai de la Batte »* est passé dans les usages, mais rappelons que les appellations officielles sont le quai de la Goffe (1), la Batte (2) et le quai de Maestricht (3).

* Ce qui signifierait « le quai du quai »  wink


la goffe_liege_1900 (1).jpg  Le bâtiment à l’angle du quai et de Potiérue est la maison Havart, du nom du quincaillier qui l’occupait à la fin du XIXe siècle (la photo ci-dessus date du tout début du XXe siècle). Il s’agit d’un des plus anciens immeubles de Liège ; on situe traditionnellement sa construction en 1594, mais il est plus vraisemblable qu’elle ait eu lieu entre 1666 et 1668. Les lieux sont abandonnés depuis la fermeture du restaurant gastronomique « Au Vieux Liège ».


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Le même endroit au début des années 1970.


la goffe_liege_1900 (2).jpg  Le quai de la Goffe vers 1900. Le renfoncement marqué d’une flèche, par rapport à l’alignement des autres immeubles, est un souvenir du XVIe siècle, quand on a aménagé à cet endroit, moyennant des expropriations, un emplacement réservé au marché aux fruits.


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▲ Le marché aux fruits dans la première décennie du XXe siècle ▼
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  La « place » de la Goffe et son marché aux fruits en 1927. La flèche rouge indique l’étroite rue Sur-le-Mont ; la bleue, Potiérue (cliquez sur l’image pour l’agrandir).


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Le pont des Arches vu depuis le marché aux fruits, avant 1914.

quai de la goffe_liege_1940-48.jpg  En mai 1940, le pont des Arches a été dynamité dans l’espoir de ralentir l’invasion allemande. Il sera remplacé jusqu’en 1948 par un pont provisoire en bois au niveau du quai de la Goffe.


quai de la Goffe_liege_debut annees 1960.jpg  Nous voici au milieu de la décennie suivante. En 1955, le conseil communal vote la construction d’un building administratif* à l’emplacement de la flèche, entre Potiérue et la rue Saint-Jean-Baptiste. Il est également prévu d’aménager une aire de parking, de dégager la halle aux viandes et de créer un ensemble commercial (l’Innovation dès 1968). Ce chantier de longue haleine nécessite la démolition ou le démontage** des immeubles marqués d’un trait.

* Il y a longtemps que les autorités communales cherchent à regrouper les services administratifs (vingt-six services dispersés dans dix-huit bâtiments).
** Certaines bâtisses ou façades ont été démontées pour être réassemblées à un autre endroit (le futur îlot Saint-Georges au début des années 1970).


goffe_liege_milieu annees 1950.jpgGros-plan sur les immeubles qui vont disparaître entre la rue de la Goffe et Potiérue.


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Les mêmes immeubles vus dans l’autre sens, au-delà de Potiérue.


potierue_liege_1956.jpgPotiérue en 1956.


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À la charnières des années 1950 et 60.


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De nos jours.


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Potiérue dans l’autre sens en 1955 ▲ et de nos jours ▼
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Les démolitions à front de quai en 1957.


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  Les palissades de la vue précédente se retrouvent (la flèche) sur cette photo mettant en valeur les pont des Arches (cliquez dessus pour l'agrandir).


potierue_liege_1955 (2).jpg  Entre la halle et la maison Havart, il est prévu d’aménager un parking de 360 places en surface et en sous-sol. Il n’est plus question, comme en 1911, de remplacer la halle aux viandes, celle existante étant classée depuis 1950.


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Le même endroit de nos jours.


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En Potiérue, c’est au début des années 1960 que débutent les démolitions.


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▲ Construction de la cité administrative en 1964-65 ▼
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Et en 1966.


cite administrative_liege_1967.jpg  Ce bâtiment de 18 étages et 67 mètres de hauteur est l’œuvre des architectes Jean Poskin et Henri Bonhomme. Il a été inauguré en octobre 1967 au terme de quatre ans de travaux. Il n’est pas sans rappeler l’immeuble new-yorkais de l’ONU. La présence d’une telle tour moderne en plein cœur historique de la ville provoque une vive polémique*.

*Cette a tour a été construite en dérogation à un règlement communal du 19/10/1959 interdisant toute construction en hauteur dans ce secteur.


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Vue aérienne du centre-ville à la charnière des années 1960 et 70.


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Le marché dominical de la Batte au début des années 1970.


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*Les mêmes qui ont restauré les boules de l'Atomium, de 2004 à 2006.



  Et la halle ?

 

halle aux viandes_liege_1972.jpg  Elle est restée en fonction jusqu'en 1980, année où elle a été interdite aux bouchers pour cause d'insalubrité (la photo ci-dessus date de 1972).

  En 1993, l'architecte Pierre Hebbelinck
(associé avec Alain Richard) est choisi par la ville pour réfléchir à un plan de restauration, du bâtiment et de ses abords. Les travaux commenceront en 1995.


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L
a halle avant la restauration des années 1990 ▲ et en 2006 ▼
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proue halle aux viandes_liege_2016.jpg  Du côté quai, la halle est précédée d’une terrasse qui évoque la proue d’un navire, avec le tronc d'un pin Douglas de 27,5 mètres en guise de mât.


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  Un second mât se dresse de l’autre côté de l’entrée du parking. Son jumeau et lui, ainsi que la terrasse en forme de proue, rappellent le passé portuaire* de cet endroit.

* Dans la chronique d'archéologie et d'histoire du pays de Liège de juillet-septembre 1998, il est écrit : « Deux immenses colonnes urbaines formées de socles en troncs de pyramides et d'immenses troncs d'arbres mettent l'espace en évidence, évoquant à la fois les colonnes du pont de Fragnée et les piliers porteurs du pont de l'Atlas, aux deux extrémités de la ville ».



  Le bâtiment rénové a accueilli diverses expositions et manifestations d’ordre économique. Actuellement, il est devenu le principal lieu d'accueil touristique de la ville, à la suite de la fusion de la Maison du Tourisme du pays de Liège et de l'Office du Tourisme de Liège.

 

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