08/10/2016

La rivière d'Avroy à Liège, devenue un tronçon du boulevard du même nom

hydro_liege_1649.jpgGravure de Julius Milheuser, publiée en 1649 par Jean Blaeu.

  Rappelons que le cours principal de la Meuse, autrefois, suivait les actuels boulevards d’Avroy (1) et Piercot (2). Aux abords de l’église des Augustins (3), naissait la rivière d’Avroy (4), laquelle, en aval du pont d’Avroy (5), était prolongée par le bras de la Sauvenière (6). Celui-ci décrivait une grande boucle qui achevait de délimiter le quartier de l’Isle (l’Île).

  La rivière d’Avroy (4), qui fait l’objet de cet article, est donc devenue le tronçon du boulevard d’Avroy qui s’étend du boulevard Piercot au Pont d’Avroy. Le bras de la Sauvenière devenu le boulevard du même nom a déjà été traité dans un autre chapitre.


riviere avroy_1649.jpg  Rapprochons-nous de la rivière d’Avroy. La flèche rouge en indique la longueur ainsi que le sens du courant. La rive droite, du côté de l’Île, est protégée d’un rempart originaire du XIIIe siècle et réédifié au XVIe. La muraille est séparée du cours d’eau par une languette de terrain parfois garnie de verdure.


tour aux lapins_liege.jpg  Cette reconstitution des remparts d’Avroy est l’œuvre en 1964 de Florent Ulrix*. Le document provient du site www.chokier.com. La tour à la pointe méridionale de l’Île, là où se séparent les deux bras de la Meuse, est surnommée la Tour aux Lapins**. Derrière elle, le dessinateur a suggéré la présence de l’abbaye bénédictine Saint-Jacques.

* Auteur de l’ouvrage « Le rempart d'Avroy et la Tour aux Lapins à Liège », publié en 1965 (Bruxelles, service national des fouilles).
** La tour aurait servi de refuge pour les lapins qu’élevaient les moines.


abbaye st-jacques_liege_1735.jpg  L’abbaye Saint-Jacques a été fondée en 1015 par le prince-évêque Baldéric II, successeur de Notger. La gravure ci-dessus, due à Remacle Le Loup, nous la présente en 1735. Remarquons sur la droite le moulin de la ferme abbatiale, mû par un bief en provenance de la Meuse.


plan_abbaye st-jacques_liege_1737.jpg  Ce plan de Gustave Ruhl nous présente les lieux en 1737. À l’angle des deux bras de la Meuse, une ouverture dans la Tour aux Lapins permet de dévier une partie des eaux dans l’enceinte de l’abbaye, pour irriguer les vergers et actionner le moulin à blé*.

* À ne pas confondre avec le moulin Saint-Jacques situé derrière le monastère sur le cours de la Meuse.


arvau tour aux lapins_liege_1740.jpg  Ce dessin de Beyer, reproduit par Béthune, montre la configuration des lieux au milieu du XVIIIe siècle, avec l’arvau grillagé où s’engouffre le bief Saint-Jacques, appelé aussi la Rivelette. Ci-dessous, vous pouvez découvrir le même endroit en 1911, puis de nos jours :
statue charlemagne_liege_1911.jpgstatue charlemagne_liege_2013.jpg


arvau bief st-jacques.jpg  En 1962, on démolit deux immeubles en vue de la construction de la résidence Orléans à l’angle des boulevards d’Avroy et Piercot. En creusant, on met à jour des vestiges de la Tour aux Lapins et la voûte qui couvrait la Rivelette.


abbaye st-jacques_liege_XVIIIe.jpg  L’abbaye Saint-Jacques au XVIIIe siècle. L’église abbatiale, reconstruite au XVIe siècle, est un chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant. À l’arrière-plan à droite, on distingue la rivière d’Avroy qui deviendra boulevard un siècle plus tard (les rangées d’arbres sur la vue qui suit).

 
vue aerienne st-jacques liege 1979.jpg  De l’abbaye, il ne reste plus que l’église, dans un quartier aujourd’hui fortement urbanisé. Cette vue aérienne date de la fin des années 1970, aux débuts de l’avenue Maurice Destenay (bourgmestre de Liège de 1963 à 1973).


  La promenade du rivage d’Avroy

 

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Extrait de la vue de Liège réalisée par Aegidius Marischal (1618).


  Intéressons-nous maintenant à la rive gauche de la rivière d’Avroy : elle présente autrefois une berge naturelle que longe un chemin de halage bordé de maisons. À l’exception du faubourg Saint-Gilles proche du pont d’Avroy, l’endroit est champêtre. C’est probablement cette solitude à deux pas de la ville qui incite des pères augustins, au tout début du XVIe siècle, à faire ériger là le prieuré qui va souvent servir de point de repère dans nos explications.

Au début du XVIIIe siècle, l’Église de Liège* dégage les moyens financiers pour transformer l’ancestral chemin d’Avroy par un quai de pierre. En 1716, on modernise le rivage des Augustins, où un port naturel s’est formé sur la grève en pente douce. L’année suivante, commence l’aménagement, en aval, d’une promenade agrémentée par une centaine de marronniers d’Inde.

* Le chapitre de la Cathédrale Saint-Lambert s’affirme ainsi propriétaire des lieux ; il a d’ailleurs dû intenter des actions judiciaires à l’encontre des riverains, qui prétendaient que le chemin était privé et leur appartenait.

 
En 1717, le tsar Pierre le Grand, en villégiature à Spa (son médecin lui a prescrit une cure thermale), est reçu à Liège. La flottille impériale, en provenance de l’abbaye de Flône, arrive par la Meuse et accoste au débarcadère des Augustins, où un carrosse attend l’illustre visiteur, lequel s’extasie devant la beauté de ce bord de Meuse.

 

werner_leodium_1750.jpg  La vue ci-dessus, gravée en 1750 par l’Allemand Friedrich Bernhard Werner, montre bien les rangées de marronniers qui contribuent à l’élégance de la promenade d’Avroy. À droite de ces arbres, face au bras de Meuse devenu le boulevard Piercot, le clocher effilé est celui de l’église Sainte-Anne érigée par les Augustins.

  Le rivage d’Avroy devient rapidement le lieu de promenade préféré des bourgeois fortunés et personnages de haut rang. Pierre-Lambert de Saumery, dans les délices du pays de liège (ouvrage publié de 1738 à 1744) parle du lieu « le plus agréable de la ville, propre à délasser l’esprit et à charmer les sens ».


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  La rivière d’Avroy en 1740. Sur la rive droite, dominent les bâtiments de l’abbaye Saint-Jacques. Sur la rive gauche, les frondaisons constituent le début de la nouvelle promenade. À l’avant-plan, sur le rivage des Augustins, accoste la barque marchande en provenance de Huy. Une botteresse est assise en attente de marchandises à transporter.


De la rivière au boulevard d’Avroy

  Dès le XVe siècle, le débit des bras de la Meuse subit les conséquences de la digue construite aux Grosses Battes (Angleur), laquelle réduit l’apport de l’Ourthe. À partir du XVIIe, la rivière d’Avroy souffre en outre du barrage installé par les moines de Saint-Jacques au profit de leurs installations meunières. Au XVIIIe, les mesures prises pour renforcer l’alimentation du Polet (voir le plan hydrographique qui suit) affaiblissent encore le courant en direction du quartier de l’Île.


hydro_liege_1800.jpg

  À la fin du XVIIIe siècle, l’état de la rivière d’Avroy est lamentable. Les atterrissements se sont multipliés, aggravés par les détritus de toutes sortes dont se débarrassent impunément les riverains. Les promeneurs se plaignent des odeurs, et la barque marchande de Huy éprouve de plus en plus de difficultés à être traînée jusqu’au pont d’Avroy. Dès le début du XIXe siècle, la navigation est impossible sur ce cloaque. En 1830, il est décidé de le voûter pour lui substituer un aqueduc couvert. Commencés en 1831, les travaux de remblai se terminent en 1835.


quai d'avroy_liege_thomas boys_1838.jpg  Le débarcadère du rivage des Augustins en 1838 (lithographie gouachée du Britannique Thomas Shotter Boys). L’artiste tourne le dos à la rivière d’Avroy qui vient d’être comblée.


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La même perspective de nos jours.


  La rivière d’Avroy supprimée, on élargit la promenade existante, avec de nouvelles rangées d’arbres. Aux alentours, les terrains restés jusque-là fort agricoles s’urbanisent rapidement. Dès 1836, un jardin botanique est aménagé dans le Bas-Laveu, et de nouvelles voies de communication sont percées pour le relier au futur boulevard d’Avroy, en lieu et place des sentiers étroits et sinueux d’antan : la rue des Augustins est ouverte en 1838, la rue Darchis l’année suivante ; de belles demeures sont construites par centaines, et le quartier en plein développement devient l’un des plus aristocratiques de la ville. Il faut cependant attendre 1848 pour que l’ancien quai, des Augustins au Pont d’Avroy, reçoive officiellement l’appellation de boulevard.


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Le boulevard d’Avroy en 1852. L’église est celle de l’abbaye bénédictine de la Paix-Notre-Dame.


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Le même endroit vers 1900.


abbaye paix notre-dame_liege.jpg
  L’abbaye de la Paix Notre-Dame à la fin du XIXe siècle, vu de l’arrière, côté jardins. Le boulevard d’Avroy apparaît exagérément arboré.

  C’est en janvier 1627 que quelques religieuses bénédictines en provenance de Namur arrivent à Liège par la barque de Huy. Elles logent dans une maison du Pont d’Avroy, mise à leur disposition par un riche marchand dévoué. Séduite par un vaste enclos compris entre le faubourg Saint-Gilles et le domaine des Pères Augustins, elles obtiennent du prince-évêque Ferdinand de Bavière d’y fonder un monastère.

  Dès le début, ces Bénédictines se consacrent à l’éducation des jeunes filles, et beaucoup des pensionnaires, issues de la noblesse et de la haute bourgeoisie, trouvent finalement la vocation monastique. Cellule après cellule, le couvent se construit, grâce à la générosité des familles riches concernées.

  La chapelle de l’abbaye devient fort populaire, grâce au culte voué à sainte Rolende, invoquée pour soulager des hernies et des affections rénales. Le succès du monastère nécessite rapidement l’érection d’une église plus grande, que l’on construit de 1686 à 1690. C’est une des moniales, Dame Antoinette Desmoulins, douée pour tous les arts, qui dresse les plans du nouveau sanctuaire, devenant ainsi la première femme architecte.

  À la suite des événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, la congrégation est dissoute et leurs biens confisqués. Mais quelques sœurs ont l’audace de racheter la propriété avec l’aide de généreux donateurs. En 1797, elles ouvrent un pensionnat pour jeunes filles. La communauté se reconstruit ; elle se consacre à l’enseignement, tout en maintenant son identité de contemplatives bénédictines, vouées à la célébration des offices, à la méditation et à la prière.

  En 1841, le pensionnat payant permet la création d’une école gratuite appelée l’institut Saint-Benoît, pour offrir un enseignement de qualité aux jeunes filles défavorisées.

  Depuis 1991 et la mixité dans le secondaire, l’école des Bénédictines est fusionnée avec le collège jésuite Saint-Servais.


benedictines_liege_1932.jpgL’église des Bénédictines en 1932 ▲ et de nos jours ▼benedictines_liege_2010.jpg

 

  Comme le rivage qui l’a précédé, le boulevard d’Avroy devient le lieu de promenade préféré des classes sociales aisées. Les deux documents qui suivent nous transportent en 1898 et 1910 :
bvd d'avroy_liege_1898.jpgbvd d'avroy_liege_1911.jpg


promenade avroy_liege_belle epoque.jpg   ▲ À la Belle Époque, le boulevard attire une foule de promeneurs, venus autant pour rivaliser d’élégance que pour profiter des charmes du décor. C’est un kiosque qui constitue la principale attraction : en été, s’y donnent des concerts de musique classique ou militaire ▼
kiosque_avroy_liege_1907.jpg


kiosque_avroy_liege_1913.jpgCe kiosque à musique existe depuis 1852, non près du Trink-Hall (l’actuel Mad Café) comme on le croit souvent, mais à la hauteur de la rue Darchis, à proximité de l’église des Bénédictines.


crue 1925-26 rue darchis_liege.jpg  Ce premier kiosque à musique, construit en bois, subsistera jusqu’en 1931, année où on lui substituera le monument à la gloire de Walthère Frère-Orban (voir plus loin). Cette vue prise depuis la rue Darchis atteste de son existence lors des inondations de l’hiver 1925-1926.


kiosque_bvd d'acroy_liege_debut XXe.jpg  Les kiosques à musique connaissent leurs heures de gloire entre 1870 et 1914 (cette carte postale a été postée en 1913). Ils ont joué un rôle important dans l’évolution sociale de l’époque : la culture n’est plus réservée aux classes considérées comme supérieures : la musique n’est plus jouée dans des lieux fermés, mais en plein air, pour divertir l’ensemble de la population.


kiodque avroy_liege_debut XXe.jpg  Des badauds posant devant le kiosque d’Avroy vers 1910. Les plus aisés, lors du concert, auront l’avantage de pouvoir se payer une place assise pour quelques centimes.

 

bvd d'avroy_liege_debut XXe.jpg  ▲ Remarquez la résidence patricienne à tourelle, à droite sur la carte postale ancienne ci-dessus. On la retrouve sur la vue qui suit, coincée en 1962 entre des buildings modernes. Belle imitation du style de la Renaissance française (François 1er), cette demeure tout en calcaire est due à l’architecte Paul Jaspar. Construite en 1905 pour Frédéric Braconnier, sénateur libéral et administrateur de charbonnages et sociétés industrielles, elle sera détruite en 1973 ▼
bvd d'avroy_liege_1962(2).jpg  La silhouette sombre, sur la gauche de la photo ci-dessus, est celle du monument Frère-Orban inauguré une trentaine d’années plus tôt :
monument frere-orban_liege_1931.jpg  Le monument dédié à Walthère Frère-Orban* est inauguré en 1931. Le groupe statuaire est l’œuvre du sculpteur belge Paul Du Bois (Aywaille 1859 -Uccle 1938).

* Avocat liégeois, Walthère Frère (1812-1896) se consacre à la vie politique grâce à la fortune de sa femme, Claire-Hélène Orban, riche héritière d’un industriel liégeois. Fondateur du parti libéral en 1846, il va marquer de son empreinte le premier demi-siècle d’indépendance belge. D’abord conseiller communal puis député, il occupe divers postes ministériels (travaux publics, finances, affaires étrangères, chef du gouvernement). Il défend l’État laïc et lutte pour un enseignement public dégagé d’influences religieuses. Il participe à la création de la Banque Nationale, du Crédit Communal et de la Caisse Générale d’Épargne et de Retraite.

 

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Le monument dans son environnement actuel.


casino gretry_liege.jpg  Le Casino Grétry est inauguré en 1865 comme salle de bals. Il devient ensuite un théâtre (vaudeville et opérettes), un jardin d’été, une piste de patinage à roulettes et même une salle de ventes. En 1903, il est le siège provisoire du théâtre communal wallon. En 1907, le bâtiment est transformé en piscine et prend l’appellation de « Bains Grétry », établissement luxueux et moderne permettant le divertissement, le sport, les soins corporels et l’hydrothérapie. Ne connaissant pas le succès espéré, l’entreprise est fermée en 1914, mais la première guerre mondiale lui fait reprendre provisoirement du service, l’occupant allemand réquisitionnant les lieux à l’usage de ses troupes.


bvd d'avroy_liege_2010.jpg  Il subsiste des traces de ce passé. Au n° 92 du boulevard (la flèche), un porche donne accès à un parking privé pour des bureaux voisins. Le couloir d’accès est orné de cadres publicitaires, lesquels servaient autrefois à annoncer les spectacles théâtraux à l’affiche :
garage avroy_liege.jpg

 

ancienne piscine avroy_liege.jpg
Et à l’étage du parking, la verrière est celle de l’ancienne piscine.


verrerie d'avroy_liege_fin XIXe.jpgÀ l’emplacement de l’actuel athénée Léonie de Waha, existait une impasse appelée « cour de la Verrerie d’Avroy », rappelant qu’il y avait là autrefois une manufacture de verre*, accessible par un porche de style Louis XIV.

* La verrerie de table liégeoise est très appréciée dès le XVIIIe siècle. La fabrique d’Avroy excellait aussi dans le travail du cristal à la mode de Venise.


verrerie d'avroy_liege_fin XIXe (2).jpgLa fabrique a fermé en 1852, et ses bâtiments ont été convertis dès 1856 en logements pour ouvriers.


destruction verrerie liege 1937.jpg  La cour de la Verrerie et sa cité ouvrière sont détruites dans la seconde moitié des années 1930, pour permettre l’implantation à cet endroit, sous l’impulsion de l’échevin Georges Truffaut, d’un nouvel établissement scolaire en l’honneur de Léonie de Waha*.

* Léonie de Chestret a épousé en 1863 le baron Victor de Waha de Baillonville. Veuve quatre ans plus tard, à trente et un ans, elle se consacre à diverses activités philanthropiques et sociales.

 
Rappelons que Léonie de waha est la célèbre pédagogue qui a fondé en 1868 un institut supérieur pour demoiselles, initialement installé dans des locaux acquis place Saint-Paul (rue Hazinelle). En 1874, l’école a déménagé rue des Célestines, dans une ancienne résidence noble donnant aussi sur le boulevard de la Sauvenière. En 1887, elle est cédée à la Ville de Liège.

  Devenu lycée en 1925, l’institut s’est considérablement développé ; il est urgent, dix ans plus tard, de prévoir de plus amples installations.


construction lycee de waha_liege_1.jpg  Le projet du nouveau bâtiment en Avroy est confié à l’architecte de la Ville Jean Moutschen. Celui-ci imagine une œuvre monumentale, résolument moderniste. Sa réalisation exigera des techniques de construction innovantes.


construction lycee de waha_liege_2.jpg  Dans le fond, en bas à droite : probablement des vestiges de l’ancienne cité ouvrière en cours de disparition.


athenee de waha_liege_2010.jpg  La haute cheminée de l’athénée de Waha est celle de la verrerie d’antan, conservée pour le système de chauffage de l’établissement scolaire.


lycee de waha_liege_1938.jpg  Commencé en 1936, le lycée de Waha est officiellement inauguré en septembre 1938. Fonctionnel, il intègre aussi des œuvres d’art originales créées par dix-huit artistes wallons (fresques, bas-reliefs, mosaïques, peintures, vitraux). Dans l’esprit des concepteurs, il s’agit de former les générations futures de jeunes filles en leur faisant côtoyer quotidiennement la beauté artistique.

  L’imposante façade isole les locaux scolaires des bruits de la ville. Les bas-reliefs qui la décorent symbolisent l’Étude et l’Insouciance de la Jeunesse ; ils sont nés de l’imagination des sculpteurs liégeois Louis Dupont, Adelin Salle et Robert Massart.

  Ce témoin de l’architecture moderne wallonne est classé depuis 1999.

  Ci-dessous, le lycée dans les années 1950 et 1960 :
lycee de waha_liege_annees 50 et 60.jpg


bvd d'avroy_liege_1950s.jpg
Les premiers buildings font leur apparition dans les années 1950.


bvd d'avroy_liege_1970s.jpg
Le même tronçon à la fin des années 1970.


bvd d'avroy_liege_debut 60s.jpg
Les buildings de la vue précédente ont remplacé les immeubles soulignés de rouge (photo des années 1960).

demolition_frambach_liege_1977.jpg
Voici la maison Frambach et les immeubles voisins en cours de démolition en 1977.


bvd d'avroy_liege_1962 (3).jpg  L’autre côté du boulevard au début des années 1960. C’est en 1952 que ce tronçon a été livré au parcage automobile.


rue bertholet_liege_1960s.jpg  La rue Bertholet (du nom d’un peintre liégeois du XVIIe siècle) assurait la communication avec la rue des Clarisses et la place Saint-Jacques. Elle n’existe officiellement plus, absorbée par la nouvelle avenue Destenay* inaugurée en 1975.

*Bourgmestre libéral de Liège de 1963 à 1973.


rue bertholet_liege_1976-77.jpg  La jonction, en 1976-77 (années du chantier au centre de la photo), entre l’avenue Destenay et le boulevard d’Avroy.


avenue destenay_liege_fin 1970s.jpg  L’avenue Destenay à la fin des années 1970. Les trois immeubles de droite constituent les derniers vestiges de l’ancienne rue Bertholet. Les structures squelettiques abriteront bientôt de nombreux bureaux, privés et communaux.


avenue destenay_liege_1977.jpg
Dans l’autre sens vers 1977.


assurance liegeoise 1980.jpg  Dès 1980, la compagnie L’Assurance liégeoise modernise ses installations en Avroy, où elle est installée depuis 1931. Le complexe moderne va progressivement s’étendre vers la gauche jusqu’à absorber en 1984 le début de l’avenue Destenay, comme on le constate sur cette vue capturée dans Google Street View :

 

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Commentaires

C'est un très beau travail … Merci, En ce qui concerne le nouveau kiosque , il a été dessiné par mon grand père Joseph Moutschen et réalisé par son frère Jean Moutschen, architecte de la ville …

Bonne continuation …

Jean Philippe Moutschen

Écrit par : Moutschen | 15/10/2016

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Superbe travail de documentation
Vivement la même qualité d'étude sur une suite pour le Boulevard Piercot

Écrit par : Célis | 15/10/2016

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habitant de la résidence Orléans depuis 1986 ... merçi pour ces recherches et bonne suite ...

Écrit par : DELCOMINETTE | 16/10/2016

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Je me réjouis de lire la suite. Je fais découvrir vos travaux à deux Liégeois exilés, une amie au USA, et un ami en Suisse. Merci!

Écrit par : Malou Grimbérieux | 16/10/2016

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Votre travail est fort intéressant. Je suis "l'amie exilée aux USA", loin de Liege depuis 1956, mais la nostalgie et l'amour pour notre ville - ainsi que l'intérêt pour tous les changements - demeurent vifs. Merci!

Écrit par : Pauline Robert | 16/10/2016

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Bravo pour ce magnifique blog ,Monsieur Warzée!Que de belles photos...Merci de les partager,c'est vraiment très intéressant !

Écrit par : Hélène Derouaux | 17/10/2016

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J'ai adoré ....
Super beau reportage ! Merci à vous pour ce si beau travail
Liliane

Écrit par : Martinelli | 18/10/2016

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Très intéressant, merci pour votre excellent travail de recherche.

Écrit par : Danielle Swens | 19/10/2016

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