13/03/2014

L'ancienne place Verte (devenue place Foch en 1919)

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelSituation de cette place sur un plan des années 1960.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   La place Saint-Lambert au début des années 1970, avec la place du maréchal Foch délimitée par le pourtour rouge. Ci-dessous, l'état des lieux de nos jours :
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À l'époque de la place Verte


histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel                      Gravure de Julius Milheuser, publiée en 1649 à Amsterdam par Johannes Blaeu.

   L'ancestrale place Verte (1) est autrefois un terre-plein surélevé que délimite une bordure de pierre. Elle doit son appellation aux rangées d'arbres qui y sont plantés, petite osasis de verdure au cœur même de la Cité, à deux pas de la cathédrale Saint-Lambert (2)*. De l'autre côté, elle fermée par les bâtiments de l'Official (3)**, qui la séparent de la place aux Chevaux (4)***.

* Cette impressionnante cathédrale sera détruite à la suite des événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle.

** Le terme « Official », sous l'Ancien Régime, désigne un magistrat ecclésiastique et la cour de justice qui relève de son autorité.

*** La place aux Chevaux est devenue la place de la République française ; elle borde à l'époque un des bras de la Meuse (voir aussi http://users.belgacom.net/cwarzee/opera/index.htm).

 

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   Cette gravure nous reporte au milieu du XIXe siècle. Dans le fond, on aperçoit les tilleuls de la place Verte. Celle-ci constitue, sous le règne de Léopold 1er, un haut lieu aristocratique connu pour ses prestigieux hôtels particuliers.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   Au cours du XIXe siècle, les anciens bâtiments de l'Official sont vendus, transformés, réaffectés, puis finalement démolis. Après 1863, c'est l'établissement de ventes publiques présenté sur le document ci-dessus qui sépare la place Verte du quartier du théâtre créé quelque quarante-cinq ans plus tôt.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel  La salle de ventes est démolie en 1881 pour être remplacée par une bâtisse monumentale conçue par l'architecte Hubert Bernimolin. Destiné à devenir un hôtel, le nouvel immeuble est luxueux et extravagant. Aristide Cralle, son propriétaire, cherche visiblement à attirer sur lui toute l'attention publique.

   En 1882, alors que le bâtiment est toujours en construction, on transforme la place Verte : on élargit la voirie devant le futur hôtel, abaisse le niveau du terre-plein et abat les arbres qui justifiaient l'appellation du lieu ! Ne subsiste désormais qu'une pelouse entourée d'un large trottoir asphalté.

   Ruiné par sa folie des grandeurs, Aristide Cralle se suicide en 1885. Vendu, son immeuble est mis en location et connaîtra plusieurs affectations avant d'être connu, dès 1900, sous le nom d'Hôtel Continental, avec au rez-de-chaussée un café-restaurant appelé la Taverne Grüber.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   La place Verte qui ne l'est plus du tout, au tout début du XXe siècle. Ci-dessous, dans le cadre rouge, le même endroit en 2006 :
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histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   La place Verte à l'époque de Léopold II (fin de règne à sa mort en 1909). Inauguré en 1891, « Au Phare » (l'établissement au store rayé blanc et rouge) est un café-restaurant élégant, justifiant son appellation par une lanterne à feu tournant située sur le toit, au-dessus du fronton triangulaire. L'intérieur présente un site enchanteur de grottes et rochers, avec un étang rempli de poissons rouges et des tables en marbre. Autres attractions : vingt-cinq billards, des bals et concerts, puis même des séances cinématographiques...

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   À gauche du Phare, l'ancien hôtel de Méan (remontant à 1622) est devenu « La Populaire » en 1894, maison du peuple créée par le POB (parti ouvrier belge, ancêtre du PS).

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelLors de manifestations sociales au début du XXe siècle.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelCi-dessus, la place Saint-Lambert et la place Verte vers 1900 ; ci-dessous, la même perspective en 2000 :histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel

 

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   Découvrons la place Verte dans l'autre sens. La voici à la fin du XIXe siècle. Le bâtiment marqué d'une flèche (là où commence la place Saint-Lambert) est le Grand Bazar fondé en 1885 par Auguste Thiriart. À droite de la photo, il s'agit d'un autre grand magasin, d'abord appelé « À la place Verte », ouvert là en 1881 par François Vaxelaire et Jeanne Claes, les propriétaires du Bon Marché de Bruxelles.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   En 1904, le Grand Bazar s'agrandit dans l'immeuble situé à sa gauche, un hôtel particulier conçu en 1853 par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaer, qui s'est inspirée du palais des Procuraties de Venise. Le bâtiment d'origine a été démoli ; il sera reconstruit dans le style néo-Renaissance de l'ensemble. Sur la gauche de la photo, c'est le Grand Hôtel.


                                                   À l'époque de la place Foch

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   En 1919, la place Verte devient la place du maréchal Foch, Liège honorant ainsi le vainqueur de la « Grande Guerre »*. Un monument de la Victoire trônera quelque temps en son centre.

* La rue à gauche de l'Hôtel Continental (là où se trouve actuellement la Fnac) prend, elle, le nom de Joseph Joffre, artisan de la victoire alliée lors de la bataille de la Marne.

 

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   Sur cette vue de la fin des années 1930, l'ancien Hôtel Continental porte l'enseigne « SARMA » (acronyme de Société anonyme pour la revente d'articles de masse). Cette chaîne de grands magasins s'est installée là en 1933 et a d'abord entrepris des travaux pour adapter le bâtiment à sa nouvelle affectation.

 

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   Ci-dessus, la place Foch vers 1920. En 1923, le Grand Hôtel cessera ses activités pour faire place à un magasin de l'Union Coopérative.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelEn 1959, le « Phare » sera transformé en grand magasin. L'immeuble d'origine laissera la place à un bâtiment plus moderne en béton, et le commerce occupera aussi les locaux de l'ancien Grand Hôtel.


histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   À l'avant-plan, la place Foch dans les années 1930. Ci-dessous, le même endroit dans les années 1950, puis dans la première partie des années 1970 :
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Dans l'autre sens en 1974 :

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histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelPhoto de 1972. À droite du Sarma : la rue de l'Official qui masque la petite place Saint-Michel.

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel  Le même endroit trois ans plus tard, dans le cadre des démolitions qui saccagent la place Saint-Lambert et ses environs :
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histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelLe Sarma en novembre 1976. Il sera démoli en 1982 (dia ci-dessous) :histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtelL'espace « libéré » par les démolitions restera pendant des années un terrain vague servant de parking.

Lien vers d'autres photos de la destruction du Sarma : http://lavilledeliegeetcesquartiers.blogspot.be/2012/03/d....

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel  Son implantation d'origine n'existant plus, l'enseigne Sarma a déménagé dans les bâtiments abandonnés par le mythique Grand Bazar, qui a cessé ses activités en juin 1977.


                                                                                  . . . . .

histoire de liège,histoires de liège,place verte,place foch,place saint-lambert,hôtel continental,sarma,grand bazar,au phare,hôtel charlemagne,grand hôtel   Depuis 1999, le nom de « place Verte », en souvenir du passé, a été attribué à ce petit espace du quartier Opéra, au pied de la rue Haute-Sauvenière.

07/03/2014

Aménagement du Cadran : l'espace Saint-Séverin

cadran-liege-projet_altiplan-2014.jpg   La presse vient d'annoncer la construction d'un immeuble de standing sur l'un des terrains vagues du Cadran, entre les rues Saint-Séverin et Léon Mignon :
cadran-liege-chantier_2014.jpg
cadran-liege-futur_espace_saint-severin_2014.jpg   L'école mise en évidence sur cette photo est un des sites du Centre d'enseignement secondaire Léon Mignon. Elle porte le nom du sculpteur belge (Liège 1847 – Schaerbeek 1898) qui s'est notamment rendu célèbre par sa statue « Le dompteur de taureau » (Li torè), installée aux Terrasses depuis 1881.

leon_mignon-liege-debut_XXe.jpgL'école d'armurerie Léon Mignon au tout début du XXe siècle ▲ et à la fin des années 1970 ▼histoire de liège,histoires de liège,cadran,saint-séverin,espace saint-severin,bons enfants,leon mignon,gare du palais,rue de bruxelles

 

cadran-bons_enfants-liege-2014.jpg   À l'emplacement désigné par le rectangle rouge, existaient naguère les bâtiments que l'on voit sur la photo suivante, bâtiments précédés de la petite place des Bons Enfants :
cadran-saint_severin-leon_mignon-liege-1978.jpg  La place des Bons Enfants avant les démolitions de la fin des années 1970. Revoyons la situation des lieux sur un plan d'époque :
plan-cadran-liege-1960.jpg   Le cercle désigne l'emplacement où va s'élever bientôt l'espace Saint-Séverin (dans 15 à 18 mois, promet-on). 1 = l'ancienne place des Bons Enfants / 2 = la rue Léon Mignon / 3 = la rue Saint-Séverin.

cadran-bons_enfants-liege-1975.jpgLa rue Léon Mignon et la place du Cadran (la flèche) en 1975. Ci-dessous, dans l'autre sens :cadran-bons_enfants-leon_mignon-liege-1975.jpg

cadran-google_maps-2009.jpgLe même endroit en 2009.

 

rue_de_bruxelles-cadran-liege-1974.jpg   Dès 1974, le site ferroviaire de la gare du Palais va subir une totale métamorphose, avec l'électrification de la ligne, la mise à quatre voies des quais et la destruction de la station de 1905 au profit d'une infrastructure souterraine. Pour favoriser l'accès routier à la place Saint-Lambert, qui se prépare elle aussi à une profonde mutation, les immeubles de la rue de Bruxelles et du Cadran seront détruits de 1977 à 1979.

gare_du_palais-liege-1982.jpg   Dia personnelle du tout début des années 1980. Tous les immeubles de la rue de Bruxelles ont été rasés, ainsi que les buildings du Cadran. C'est à l'emplacement du rectangle rouge, sur la droite de la photo, que s'élèvera prochainement l'espace Saint-Séverin.

cadran-liege-chantier_gare_palais-1980.jpg   Le tunnel ferroviaire sous l'ancienne place des Bons Enfants (photo de 1980). Ci-dessous, l'aspect de cet endroit du Cadran au terme de ce chantier :
cadran-liege-1996.jpg

cadran-bons_enfants-chantier-tunnel_ferroviaire-1999.jpg   Un nouveau chantier éventre le Cadran en 1999-2000. À droite, il s'agit du tunnel de chemin de fer passant sous le terrain du futur espace Saint-Séverin.

 *  *  *  *  *


Vues complémentaires concernant l'avancement du chantier de l'espace Saint-Séverin :histoire de liège,histoires de liège,cadran,saint-séverin,espace saint-severin,bons enfants,leon mignon,gare du palais,rue de bruxelleshistoire de liège,histoires de liège,cadran,saint-séverin,espace saint-severin,bons enfants,leon mignon,gare du palais,rue de bruxelleshistoire de liège,histoires de liège,cadran,saint-séverin,espace saint-severin,bons enfants,leon mignon,gare du palais,rue de bruxelles



03/03/2014

Mes deux livres chez Noir Dessin Production

Cliquez sur les couvertures pour accéder à davantage de renseignements
et découvrir des extraits des livres :


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L'histoire d'anciens bras de la Meuse devenus grands boulevards.

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Une promenade historique le long des boulevards Kleyer, Hillier et Sainte-Beuve.

02/03/2014

Le charbonnage de La Haye (Saint-Gilles et Laveu)

    En 1819, la société minière de La Haye* abandonne la fosse du Bois Mayette et continue d’exploiter le sous-sol à partir d’un autre siège situé sur le dessus de la rue Saint-Gilles, près de la rue Chauve-Souris (un ancien puits dit « bure du Procureur » qui prend désormais l'appellation de « Nouvelle-Haye »).
* Cette société tire son nom de « Haie Sanctus », le lieu-dit de la première implantation de la houillère.

   Les maîtres de La Haye s’emploient à moderniser l’équipement, mettant à profit les progrès réalisés en matière de mécanique et de machinerie à vapeur. L’entreprise connaît un essor prodigieux. En 1838, elle absorbe le site rival du Champay.

houillere-la_haye-saint_gilles-liege-1840.jpg   La ville de Liège vue en 1840 depuis les hauteurs de Saint-Gilles, œuvre du lithographe français Édouard Hostein (1804-1889). À l’avant-plan droit, l’artiste a représenté les installations de la houillère de La Haye. Ces bâtiments dissimulent le terril de coteau qui descend jusqu’au quartier du Laveu.


En 1857, trois ans avant sa constitution en société anonyme, le charbonnage est en pleine prospérité. Une annexe est créée au Bas-Laveu pour servir au triage et au lavage de la houille. Au siège d’extraction saint-gillois, on creuse un puits de service au fond duquel commence un long tunnel débouchant dans la vallée, au niveau de l’actuelle rue Louis Boumal*.
* poète et militant wallon (1890-1918).

charbonnage-la_haye-saint_gilles-liege.jpg   Le charbonnage de La Haye au début du XXe siècle, dominant la ville de Liège et particulièrement le quartier du Laveu.

charbonnage-la_laye-paire_laveu.jpg   La paire du Laveu à l’aube du XXe siècle, à proximité de la gare des Guillemins. De nos jours, sont établis là un supermarché et un grand magasin de bricolage.

  
Monsieur Louis Motoul, un habitant du quartier, m'a fait parvenir les commentaires suivants: « En haut à droite, ce sont les maisons de la rue du Laveu (1). Devant elles, s'étire le mur d'enceinte du charbonnage (2), avec une entrée en face du café qui existe toujours et qui s'appelle "La belle équipe" depuis pas mal de temps. Le bâtiment au toit à quatre pans abritait l'administration de la houillère. En bas à gauche, on aperçoit les terrains où passe aujourd'hui la rue Louis Boumal ».

 

charbonnage-la_haye-saint_gilles-laveu.jpg  Le quartier du Laveu au début du XXe siècle, avec ses serres et cultures maraîchères, ainsi que l’orphelinat Saint-Jean-Berchmans de la rue des Wallons, géré par des Salésiens depuis 1891 (l’actuel centre scolaire Don Bosco).


  Pendant une soixantaine d'années, la houillère a répandu ses résidus miniers sur le versant de la colline (la flèche sur la vue ci-dessus). Mais le 5 mai 1881, d'énormes masses de déblais s'effondrent sur la rue du Haut-Laveu (aujourd’hui rue Henri Maus), renversant quelques arbres et maisons. Les autorités communales liégeoises interdisent désormais tout déversement sur ce terril de coteau.

  Un petit chemin de fer Decauville est alors aménagé pour acheminer les résidus vers le terril Piron que la société de La Haye possède au Bois Saint-Gilles.

plan-voie ferree-la_haye-piron.jpg   Ce plan nous reporte à la charnière des XIXe et XXe siècles. Outre les renseignements déjà inscrits, notons le site principal du charbonnage de La Haye (1), le futur boulevard Kleyer (2), l’allée des Grands Champs (3), le sentier qui deviendra la rue de la Houillère en 1910 (4) et le terril Piron (5). Le trait sinueux indiqué par la flèche représente la voie ferrée empruntée par les wagonnets qui font la navette entre les deux sièges du charbonnage.

 

charbonnage-la_haye-saint_gilles-1908.jpgLe siège d'extraction de La Haye au sommet de la rue Saint-Gilles. Idem ci-dessous :charbonnage_la haye-saint_gilles_1911.jpg

 

charbonnage-la_haye-mineurs-1893.jpg
Des mineurs de la houillère La Haye en 1893.

charbonnahe-la_haye-cite_ouvriere-saint_gilles-liege.jpg  Le siège d'extraction de la rue Saint-Gilles vu depuis la rue Saint-Laurent. La construction des maisons ouvrières que l'on voit sur la gauche a été initiée par la direction de la houillère, soucieuse de loger les mineurs à proximité des puits. Ces habitations ont aujourd’hui disparu, elles étaient accessibles par un chemin qui s'ouvrait rue de La Haye. Ci-dessous, ce qui subsiste de ce chemin :
rue_la_haye-liege-2013.jpg

 

eglise saint-gilles-liege-début_XXe.jpg   Voici l'église Saint-Gilles au début du XXe siècle, en grande partie masquée par les bâtiments de l'ancienne abbaye (voir autre note consacrée à ce sujet). Les flèches symbolisent un petit sentier appelé le chemin des Patients (du latin « patiens », « qui souffre », car c'est par là que les condamnés à mort étaient autrefois conduits au gibet des Grands Champs). De 1882 à 1930, le charbonnage de La Haye y a fait passer la voie de chemin de fer qui reliait ses deux implantations. Ci-dessous, le même endroit en 2006 :
boulevard_hillier_liege.jpg

wagonnets-charbonnage-la_haye-saint_gilles-liege-1929.jpg   La voie ferrée dans les années 1920. Les enfants déjouaient la surveillance des gardes et s’amusaient à sauter sur les wagonnets en marche.

terril-piron-grands_champs-saint_nicolas-1953.jpg   Le terril Piron en 1953, vu depuis le fond de la rue Bois Saint-Gilles. De ce côté, ce terril de coteau présente des versants abrupts ; au niveau du boulevard Kleyer et des Grands Champs, il se fond dans le paysage parce qu’il présente l’aspect d’un plateau contigu, comme le montre la photo qui suit :
terril_piron_saint-nicolas.jpg

charbonnage-la_haye-piron-1927.jpg   Le site Piron du charbonnage de La Haye en 1927, trois ans avant sa fermeture, entre les actuelles rues de la Houillère et de la Justice. Ci-après, deux vues qui témoignent de l'évolution du lieu, la première datant de 1949, la seconde de 1970 :
charbonnage-ja_haye-piron-vestiges_1949.jpg

charbonnage-piron-vestiges_1970.jpg

 

Revenons-en au siège d'extraction du haut de la rue Saint-Gilles. Au lendemain de la première guerre mondiale, un transporteur aérien métallique est mis en service pour acheminer le charbon du siège vers la station de triage-lavage du Laveu. Opérationnelle jour et nuit, cette bruyante passerelle mécanisée franchit la rue Henri Maus et surplombe une partie du quartier.

charbonnage-la_haye_plan_transportreur_aerien.jpg1 = la rue Saint-Laurent / 2 = la rue Saint-Gilles / 3 = la cité minière aujourd'hui disparue / 4 = la rue de La Haye 5 = le siège d'extraction du charbonnage La Haye / 6 = le transporteur aérien en direction de Bas-Laveu.

charbonnage-la_haye-transporteur-saint_gilles-laveu-1930.jpg  Vue du transporteur aérien en 1930. La société de La Haye, dans la troisième décennie du XXe siècle, est contrainte à de lourds investissements pour améliorer sa productivité et assurer sa survie. Sur la paire du Laveu, une station plus performante de triage-lavage a été construite en 1927. Les deux photos suivantes remontent à la construction de ces nouvelles installations :

charbonnage-la_haye_laveu_1927.jpg

charbonnage-la_haye-triage-lavage-laveu-1927.jpg
. . . . .

Le charbonnage de La Haye a aussi utilisé un terril de coteau à la hauteur de la rue Boulboul (devenue en 1946 la rue Bel Horizon). Ce crassier est indiqué d'une flèche sur les deux vues qui suivent, la première prise en 1959 depuis le boulevard Kleyer (à la hauteur de la rue du Laveu), la seconde prise en 1968 depuis le haut de la rue Henri Maus (près de la rue Chauve-Souris).

terril-la_haye-bel_horizon-saint_gilles-1959.jpg

terril-charbonnage-la_haye_saint-gilles_1968.jpg

  Ci-dessous, la même vue en 2012 :residence-terrasses_saint-gilles_decembre_2012.jpg

 

chemin-boulboul-bel_horizon-saint_gilles-1921.jpg   La rue Boulboul (du nom d'une ancienne famille de propriétaires terriens et patrons charbonniers) se poursuivait autrefois par un sentier éponyme qui descendait à flanc de terril vers le Laveu fort champêtre.

terril-la_haye-bel_horizon-saint_gilles-1968.jpg   En bordure du boulevard Kleyer, ce plateau à la végétation sauvage est le dessus du terril en 1968. Quelques années plus tard, la Ville y aménagera un dépôt de matériaux de voirie et une plaine de jeux. Celle-ci se caractérisera par un terrain de football en brique pilée rouge, utilisé tout un temps par le club EY Liège et aujourd’hui à l’abandon. Sur ce site, seul le skate park attire quelques groupes de jeunes.


. . . . .

   Dès les années 1920, en dépit d’une rationalisation des frais généraux, la société de La Haye connaît une récession. Les puits d’extraction ont été approfondis, mais les couches atteintes se révèlent difficiles à exploiter et n’apportent guère le rendement escompté. Une crise aiguë affecte en outre le secteur charbonnier, à cause des nouvelles charges imposées par la législation et de la concurrence d’autres productions meilleur marché, comme les charbons campinois et allemands.

  Pour tenter de résister à cette crise, les charbonnages de la région fusionnent. La Haye s’associe avec le Horloz de Tilleur en avril 1930, puis ce nouveau groupe s’unit au Gosson de Montegnée-Jemeppe en janvier 1931. Les conditions d’exploitation à Saint-Gilles continuant de coûter trop cher, le siège du Piron ferme dès décembre 1930 ; ceux de Saint-Gilles et du Laveu suivent en août 1934.

rue_henri_maus-liege-dessin_photo-1966.jpg   Le dessin représente le haut de la rue Henri Maus au tout début du XXe siècle, avec le charbonnage de La Haye à l'arrière-plan. Sur la photo de 1966, la flèche indique l'endroit où va bientôt s'élever le premier building d'un vaste projet immobilier.

chauve-souris-chantier_amelinckx-sept_1966.jpg   À l’arrière de la rue Chauve-Souris, le terrain de l’ancienne houillère est longtemps resté à l’abandon. Il est acheté en 1965 par la société immobilière Amelinckx, qui projette d’y construire un complexe d’ immeubles à appartements, intégré dans un environnement de verdure. Telle est l’origine des résidences Plein Vent et Chantebrise. Cette photo a été prise en 1966 lors des premiers travaux de fondation.

 

residences_plein vent_chantebrise_saint-gilles-liege.jpgÀ gauche, la résidence Plein Vent. À droite, la résidence Chantebrise.

site-charbonnage-la_haye_abandon-1968.jpg   Le site de l’ancienne houillère de La Haye en 1968, photographié depuis la résidence Plein Vent en cours de construction. Ci-dessous, la même perspective de nos jours. La résidence Chantebrise a été érigé dès 1977. Haute de quarante-deux mètres, elle est le plus imposant des deux buildings Amelinckx.residence_chantebrise_saint-gilles_liege.jpg

 
Les vues anciennes qui ne mentionnent pas une source particulière proviennent du Centre multimédia
Don Bosco (Laveu). Les plans d'époque m'ont été fournis par Jean-Claude JACOBS.
Les photos couleurs contemporaines sont de moi.

25/02/2014

Le mémorial interallié de Cointe

   On parle beaucoup de ce mémorial à propos des commémorations, en août 2014, du centenaire de la première guerre mondiale. Il est même question, pour la circonstance, d'installer un phare au sommet du célèbre monument.

intro1.jpg

   Le point de repère pour situer la colline de Cointe est immanquablement ce mémorial qui émerge de l’horizon boisé, visible à des kilomètres à la ronde. L'ensemble majestueux, que l'on voit ci-dessous à la fin des années 1930 et pendant la campagne de restauration de 2007-2008, est composé d’une tour civile élancée et d’une église imposante.

memorial-cointe-1937 et 1998.jpgmemorial-cointe-liege-fin des annees 30.jpg   Ci-dessus, le mémorial de Cointe vu des Guillemins à la fin des années 1930 (avec la gare telle qu'elle a existé de 1863 à 1956).


  C’est au début des années 1920 que la Fédération interalliée des anciens combattants envisage la création, dans un pays fortement touché par le conflit, d’un complexe commémoratif à la gloire des soldats alliés morts au cours de la guerre mondiale qui vient de s’achever.

  En 1925, le choix final se porte sur la Belgique, et sur Liège en particulier, première ville en 1914 à s’être opposée efficacement à l’envahisseur, grâce notamment à la résistance héroïque de ses forts. Un comité international, placé sous la présidence de la princesse de Mérode, est constitué pour mener l’entreprise à bon terme, en sollicitant des souscriptions privées et publiques dans les États concernés.

  Le premier emplacement envisagé est situé à Fétinne, au confluent de la Meuse et de l’Ourthe, là où se trouvait le quartier du Vieux-Liège lors de l’Exposition universelle de 1905. Mais les organisateurs apprennent que les milieux catholiques liégeois préparent la construction, sur la colline de Cointe, d’un centre de pèlerinage consacré au Sacré-Cœur de Jésus, en reconnaissance de la protection divine dont le Pays de Liège a bénéficié durant les années d’occupation. À cette fin, l’ASBL « Monument régional du Sacré-Cœur », créée en 1923 sous l’égide de l’évêché, a d’ailleurs acquis un terrain dans le quartier Saint-Maur.

  Les deux initiatives prévoyant un édifice religieux 1, leurs responsables entament des pourparlers pour trouver une solution à ce préjudiciable double-emploi. Un accord d’association est finalement conclu : les projets sont fusionnés et l’implantation cointoise retenue.

  Les idées se multiplient quant à l’aspect du futur mémorial. La conception de l’ouvrage est soumise à un concours d’architectes, que remporte haut la main l’Anversois Joseph Smolderen (1889-1973), lequel participe à l’essor de l’Art déco dans les années 1920.

 

sacre-coeur-cointe.jpg   Parmi les projets architecturaux non retenus, figurait cette église du Sacré-Cœur surmontée d’une imposante statue du Christ, comme le désiraient initialement les autorités ecclésiastiques. Avant même que naissent les idées de centre de pèlerinage ou de mémorial, il était d’ailleurs question d’élever une statue monumentale du Sacré-Cœur au centre de l’étang du parc privé de Cointe.

memorial-cointe-projet_smolderen.jpgUn premier projet de l'architecte Joseph Smolderen.

chateau_tart-castel-cointe.jpg   Le terrain sur lequel on choisit d’implanter le mémorial est une ancienne propriété de la famille Tart-Beaujean, domaine arboré entourant une demeure néo-classique bâtie en 1883, que l’on appelle le château Tart ou encore le Castel. C’est en 1924 que l’ASBL cointoise « Monument régional du Sacré-Cœur » l’acquiert avec l’intention première d’y fonder un centre de pèlerinage dédié au Christ et à l’amour divin qu’il prodigue.

memorial-chateau_tart-cointe.jpg   Le Castel et le mémorial sur des cartes postales anciennes. Sur la seconde, le toit de l'immeuble a été camouflé par de la végétation dessinée. L'édifice religieux de style néo-byzantin est appelé à devenir l'église paroissiale de Cointe, consacrée à Notre-Dame de Lourdes et au Sacré-Cœur (on la qualifie à tort de basilique, car aucune autorité ecclésiastique ne lui a conféré ce titre).

memorial_cointe_premier_coup_de_pelle_1928.jpg   Le chantier du mémorial est confié aux firmes liégeoises Hallet et Poismans. C’est le 4 septembre 1928 qu'un certain colonel Brown, vice-président de la British Legion, donne le premier coup de pelle symbolique.

 

memorial-cointe-murs_soutenement.jpg  Vu le choix de son emplacement sur la colline de Cointe, à cause des dénivellations et des antécédents miniers du terrain*, d’importants travaux s’imposent pour consolider le sol : remblais , injections de mortier, construction de murs de soutènement...

* Les anciennes galeries de charbonnage ont aussi causé des problèmes à la fin du XXe siècle lors du percement du tunnel autoroutier sous la colline.

memorial-cointe-construction-clham.jpg   La tour du monument civil, haute de septante-cinq mètres (culminant à cent trente-cinq mètres au-dessus du niveau de la Meuse), est construite comme un gratte-ciel Art déco, composée de segments empilés de dimensions décroissantes, avec une ossature en béton armé et un revêtement de pierres de France.

memorial-cointe-construction-1934.jpg   Le chantier du mémorial en août 1934 (photo prise depuis le boulevard Kleyer, avec à l’avant-plan les maisons de la rue de Cointe devenue la rue Albert Mockel). L’église attend sa coupole extérieure qui supportera treize tonnes de feuilles de cuivre, métal en provenance du Katanga (Congo belge) et laminé dans les usines Cuivre et Zinc de Chênée.

memorial-cointe-coupole.jpg   Ci-dessus, le coffrage de la coupole intérieure. Ci-dessous, le dôme extérieur et le paysage environnant, avec notamment le couvent-pensionnat des Filles de La Croix qui fait l'objet d'une autre note.

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memorial-cointe-inauguration_eglise_sacre-coeur.jpg   C'est le 22 mars 1936 que le sanctuaire est béni par le vicaire général Simenon. L'église est ouverte au culte bien que le manque de fonds n'ait pas permis de concrétiser le projet initial dans sa totalité.

memorial-cointe-inauguration_tour_civile_1937.jpg   Au pied de la tour, un escalier d’honneur en hémicycle conduit en contrebas à une esplanade circulaire bordée de huit pylônes, salle en plein air que jouxte une grande cour d’honneur rectangulaire. C'est là que se déroule, le 20 juillet 1937, l'inauguration officielle de l'infrastructure civile, elle aussi inachevée. La cérémonie a lieu en présence du roi Léopold III, accompagné de son frère Charles, comte de Flandre.

 

leopold III et papa Merx_cointe_1937.jpg   À la cérémonie d’inauguration, sont invités d’anciens combattants. Le souverain a l’occasion de serrer la main de « Papa » Merx et de l’aumônier militaire Henri de Groote. Le Liégeois Pierre Merx (1849-1938) avait 65 ans quand les troupes allemandes ont envahi la Belgique le 4 août 1914. Faisant valoir sa santé de fer et son passé militaire (il était affecté à la surveillance des frontières lors de la guerre franco-allemande de 1870), ce patriote a réussi à se faire engager au 1er régiment de volontaires ; il a exigé de combattre sur le front, où il s'est conduit en héros.

 

memorial-cointe-liege-1937.jpg   Le mémorial à la fin des années 1930, vu depuis les voies ferrées du côté des rues Mandeville et Marcel Thiry. La tour effilée et l’église massive, les Liégeois prennent l’habitude de les surnommer Laurel et Hardy, duo comique américain célèbre à l’époque.

  Il est déjà prévu, à l'époque, d'installer un phare giratoire au sommet de l'édifice civil, mais les menaces de guerre mettront un terme au projet.

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  En 1944, les bombardiers américains s’acharnent sur les cibles stratégiques que constituent le réseau ferroviaire des Guillemins et de Kinkempois, ainsi que le viaduc de Sclessin et le pont du Val-Benoît.

bombardements-cointe-1944.jpg   Photo exceptionnelle prise en mai 1944 lors du pilonnage du Val-Benoît par des B-26 Marauder de l’USAF. On aperçoit nettement le parc privé de Cointe (1), le mémorial interallié (2), le viaduc de Renory (5) ; les fumées des bombardements masquent le pont ferroviaire du Val-Benoît (3) et la gare de triage de Kinkempois (4).

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memorial-cointe-tour_1944.jpg   La tactique du tapis de bombes occasionne de nombreux dégâts collatéraux. La colline de Cointe n’est pas épargnée ; en mai, la tour du mémorial est éventrée.


  En 1949, la partie civile du site commémoratif devient la propriété de l’État, qui entreprend enfin des opérations de sauvegarde de 1962 à 1968. La direction du chantier est confiée à l’architecte liégeois Georges Dedoyard. Au terme de cette réfection, une nouvelle inauguration s’impose ; elle a lieu le 20 novembre 1968, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’Armistice, en présence du roi Baudouin et de la reine Fabiola.

 

(à suivre)

19/02/2014

Le jardin d'Acclimatation

Ile_boverie-liege-dreze.jpg         Le parc de la Boverie en 1979 (photo d'André DRÈZE, « 100 vues aériennes d'une ville millénaire »).


  La Boverie est autrefois une vaste zone champêtre composée d'îlots et de pâturages (le lieu tire d'ailleurs son nom des bœufs qu'on y fait paître). Après le réaménagement du réseau fluvial liégeois de 1853 à 1863 (suppression de nombreux bras de l'Ourthe et création de la dérivation de la Meuse), l'endroit devient un quartier chic, avec un parc où les bourgeois aiment flâner.

  Créée en 1862, la Société royale d'horticulture et d'acclimatation obtient de la Ville l'autorisation d'installer un jardin d'acclimatation dans la partie nord du parc. Ce jardin de plaisance, dessiné par l'architecte communal Julien-Étienne Rémont, est inauguré en juin 1865. Les promeneurs découvrent de magnifiques allées serpentant dans un cadre naturel exotique, agrémenté de plans d'eau et de cascades dans les rochers. Des espaces zoologiques ajoutent à l'attrait des lieux, proposant « des quadrupèdes sauvages et galeries d'oiseaux de tous pays et tous plumages ».

bateau-mouche-liege-pont_commerce.jpg   Un bateau-mouche sur la Meuse à la fin du XIXe siècle. À l'arrière-plan, le pont de Commerce (actuellement, le pont Albert 1er) mène au jardin d'Acclimatation dont on aperçoit les frondaisons.

pont_commerce-liege_1905.jpg   Au-delà du pont de Commerce, on aperçoit les immeubles de la place de l'Acclimatation (devenue place d'Italie en 1918). Ci-dessous, la même perspective en 2014, pendant le chantier de réaménagement des quais de la rive gauche de la Meuse.
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Cartes postales colorisées :

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jardin_acclimatation-liege-jet_d_eau.jpg   Le jardin longe la rue du Parc, que l'on reconnaît aussi à l'arrière-plan de la vue ci-dessous (à l'avant-plan : le boulevard Frère-Orban).
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. . . . .

plan-expo_1905-liege-boverie.jpg   En 1905, le parc de la Boverie accueille une partie de l'Exposition universelle de Liège. À cette occasion, le jardin d'Acclimatation est doté d'une entrée monumentale (les deux photos qui suivent) :
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jardin_acclimation-liege-expo_1905.jpgDes pavillons de l'Exposition de 1905 dans le jardin d'Acclimatation.

jardin_acclimatation-liege-meuse.jpg   Le bâtiment que l'on voit sur la gauche de cette photo est une salle des fêtes complétée d'un café-restaurant. Ci-dessous, le même endroit en 1960.
palais_congres-liege_1960.jpg 

   Vu sa situation financière peu favorable, la société du jardin d'Acclimatation est mise en liquidation en 1912. Le 1er janvier 1913, la Ville de Liège reprend possession des lieux, qui deviennent partie intégrante du parc public de la Boverie. Pendant longtemps, les Liégeois continueront cependant d'utiliser l'appellation « jardin d'Acclimatation ».

 

jardin_acclimatation-liege-cage_ours_1909.jpgLa cage aux ours à l'époque du jardin d'Acclimatation.

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Quelques animaux du parc de la Boverie dans les années 1950.

jardin_acclimatation-liege-voliere.jpg   Des espaces zoologiques d'antan, il ne reste guère que la volière (cette photo date probablement des années 1950).

boverie-liege-voliere-2014.jpg   La volière en 2014. La tour cybernétique est l’œuvre de Nicolas Schöffer, artiste français d'origine hongroise. Elle a été inaugurée en 1961.

                                                                               . . . . .

 

jardin_acclimatation-liege-meuse-barrage.jpg   La première salle des fêtes du jardin d'Acclimatation. Remarquez le barrage à aiguilles sur le cours de la Meuse.

jardin_acclimatation-liege-construction_palais_fetes.jpg   La salle des fêtes est démolie en 1929. De nouvelles installations sont prévues dans le cadre de l'Exposition internationale de 1930, dont une partie se tiendra dans le parc de la Boverie.

jardin_acclimatation-liege-palais_des_fetes.jpg   Le palais des Fêtes dès 1930, appelé aussi « Le Mosan ». C'est lui qui sera remplacé par le palais des Congrès à la fin des années 1950.

palais_congres-liege-1960.jpg   Le palais des Congrès a été inauguré en septembre 1958. Il est l'œuvre du bureau d'architecture et d'urbanisme « L'Équerre ». Le Sikorsky de la Sabena vient de quitter l'héliport du boulevard Frère-Orban.

                                                                                . . . . .

jardin_acclimatation-liege-entree_1939.jpg   L'entrée monumentale de l'ancien jardin d'Acclimatation, que l'on voit ici en 1939, subsistera jusqu'au chantier du palais des Congrès. Ci-dessous, le même endroit dans les années 1960 (la construction de l'hôtel Holliday Inn ne débutera qu'en 1971).
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17/02/2014

Le quartier de Droixhe à ses débuts

 Le site de Droixhe, à Bressoux, est un ancien champ de manœuvres de l'armée.

plaine-droixhe-liege-1914.jpgLa plaine de Droixhe le 4 août 1914 : on y rassemble du bétail en vue d'un siège éventuel de la ville.

exposition-liege-1930-secteur_nord.jpg   En 1930 (centenaire de l'indépendance de la Belgique), ce site en bord de Meuse accueille le secteur nord de l'Exposition internationale de Liège, consacrée principalement à la grande industrie et aux sciences.

  En 1953, la société « La Maison liégeoise » acquiert le terrain de dix-huit hectares pour y faire construire tout un complexe moderne de logements sociaux.

projet-droixhe.jpgLes années 1950-60 ! C'est l'époque des projets modernistes à la manière de l'architecte Le Corbusier.

droixhe-liege-maquette-egau.jpg   La conception finale du quartier de Droixhe est confiée au groupe EGAU (Études en Groupe d'Architecture et d'Urbanisme), constitué des architectes Charles Carlier, Hyacinthe Lhoest et Jules Mozin.

  La construction de l'ensemble immobilier commence en 1954 et se poursuit tout au long de la décennie suivante. Voici trois photos prises pendant le chantier :
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  À l'origine, Droixhe est considéré comme un quartier modèle. Le cadre est très verdoyant, avec l'attrait supplémentaire de se trouver en bordure de Meuse. Les immeubles, vu leur implantation aérée, profitent d'un ensoleillement maximum. Les logements qu'ils proposent offrent un confort de haut niveau pour l'époque (chauffage central, salle-de-bains, cuisine équipée, terrasse). Le site possède en outre toutes les infrastructures indispensables aux habitants (commerces, crèches, écoles, plaines de jeux, terrains de sport)...

   Les photos qui suivent montrent le complexe avant qu'il ne perde son statut enviable dès le début des années 1980 :
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06/02/2014

Le couvent du Sacré-Cœur, au Bois l'Évêque

boulevard_cointe-parc-villa_de_laminne.jpg   Cette carte postale montre le boulevard de Cointe (renommé Kleyer après 1921) au début du XXe siècle. La villa, sur la butte à l'arrière-plan, est celle de la famille de Laminne, que nous retrouvons sur la vue suivante :boulevard_kleyer-villa_de_laminne-cointe-1935.jpg   Le boulevard Gustave Kleyer en 1935, à son intersection avec les rues Bois l'Évêque (à droite) et des Bruyères (à gauche). À l'emplacement désigné par la flèche, se trouve aujourd'hui un Carrefour Market du groupe Mestdagh.
google_maps_2.jpg  Dans le fond à gauche de la vue ci-dessus, on aperçoit le premier immeuble du complexe de logements sociaux fondés dans les années 1960 par la Maison liégeoise.

  Avant 1944, existait à ce endroit un vaste parc de dix hectares qui servait d'écrin à un château transformé en couvent :
pensionnat-sacre_coeur-cointe_2.jpg

  Au début du XIXe siècle, il s'agit d'un domaine où vit un riche lieutenant-général britannique, lord Crewe, fort remarqué par ses excentricités et folles dépenses. Sa résidence, le château dit du Bois l’Évêque, est entourée de magnifiques jardins.

  Cette propriété finit par appartenir à la famille Lamarche, puis en 1835 à la baronne Émilie D’Hooghsvorst, née d’Oultremont de Warfusée, fondatrice de l’ordre des Dames réparatrices. Cette dernière fait transformer la chapelle du château en très belle église, consacrée en 1853 par l’évêque de Liège Théodore-Alexis de Montpellier.

  En 1865, le bien est acheté par une communauté des Dames du Sacré-Cœur. Les religieuses ouvrent une école gratuite qui compte bientôt une centaine d’élèves, auxquelles elles dispensent un enseignement fondamental et professionnel. En 1866, elles inaugurent un pensionnat pour jeunes filles de la haute bourgeoisie, institution dont la réputation franchira nos frontières.

 

pensionnat-sacre_coeur-cointe_1.jpgVue générale du couvent-pensionnat.

parc-pensionnat-sacre_coeur-cointe.jpgLes jardins à l'anglaise.

entree-pensionnat-sacre_coeur-cointe.jpgL'entrée de l'ancien château.

pensionnat-sacre_coeur-cointe_3.jpg   Conçus par l'architecte Joliet, les bâtiments de gauche ont été ajoutés au château pour répondre aux besoins de l'internat.

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pensionnat-sacre_coeur-cointe-annees_1930.jpgLe couvent-pensionnat du Sacré-Cœur vu depuis la rue des Bruyères.

incendie-pensuinnat-sacre_coeur-cointe-1944.jpg  Le couvent du Sacré-Cœur est malheureusement ravagé par un incendie accidentel en février 1944. Abandonné, le domaine est racheté dix ans plus tard par la Maison liégeoise, société de logement social qui y construit, de 1961 à 1968, toute une cité d’habitations modernes dans un cadre verdoyant.

logements_sociaux_bois_l_eveque-cointe.jpg   La métamorphose de l’ancien domaine religieux est confiée au bureau d’architecture l’Équerre, connue à cette époque pour ses réalisations modernistes comme le palais des Congrès (1956-1958) du parc de la Boverie, en bord de Meuse.

  Le plan d’occupation du terrain prévoit une circulation automobile réduite à l’accès local, ainsi que la sauvegarde d’espaces verts et la création de grandes zones piétonnières. L’habitat se veut aéré, constitué d’un mélange de maisons unifamiliales et de petits blocs d’appartements, avec certains rez-de-chaussée destinés au commerce de proximité.

  Tous les points du projet initial n’ont pas été réalisés. En outre, la vente des maisons individuelles à des particuliers, qui les ont rénovées ou transformées à leur gré, a quelque peu rompu l’homogénéité esthétique de l’ensemble.

 

 

15:35 Écrit par Claude WARZÉE dans Cointe | Tags : histoire de liège, cointe, couvent du sacré-coeur, bois l'évêque | Commentaires (1) |  Facebook |

02/02/2014

La tour et la porte des Bégards

gravure-merian-liege-1647.jpg   L'eau-forte ci-dessus, due au graveur germano-suisse Matthaeus Merian, date de 1647. À l'emplacement de l'actuel boulevard, coule le canal de la Sauvenière (1), bras de la Meuse compris entre le pont d'Avroy (2) et le pont d'Île (3). Au pied du rempart (4) qui descend de Saint-Martin, se dresse une tour de garde (5) adjointe d'une porte emmuraillée, laquelle permet la communication entre la rue Basse-Sauvenière et le faubourg de la rue sur la Fontaine. Créé au XIIIe siècle, cet ouvrage militaire complète le rôle défensif déjà attribué par Notger à la collégiale Saint-Jean (6), située sur l’Île, de l’autre côté du bras de la Meuse : une chaîne peut être tendue entre les deux rives pour entraver toute attaque par voie fluviale.

 

porte-bégards-liege-XIIe siecle-histart.jpg   Reconstitution du site au Moyen Âge, avec la tour de garde en bordure du canal de la Sauvenière. Ci-dessous, le même endroit en 2007.
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   L'ouvrage fortifié est d’abord désigné comme le postiche de la Sauvenière. Au début du XIVe siècle, c'est l'appellation « Bégards » qui s’impose, en rapport avec l’ordre religieux* récemment établi à proximité.

* Les Bégards (ou Béguins – Béguines au féminin) sont les membres de communautés fondées dès la fin du XIIe siècle. Accusés d'hérésie, ils suscitent la réprobation de l'Église. Pour échapper à la répression, ils se soumettent, au début du XIVe siècle, à la règle de l'ordre franciscain.

  On ignore si la fortification a subi des dommages lors de la mise à sac de la ville, en 1468, par les hordes bourguignonnes du duc Charles le Téméraire. En tout cas, d’importants travaux sont entrepris dès 1525, comprenant la reconstruction de la porte et l’aménagement d’escaliers pour accéder aux hauteurs de Saint-Martin. On émet même l’idée, en ce début du XVIe siècle, d’édifier un pont-barrage sur le bras de Meuse, pour renforcer le système défensif et réguler les eaux, mais le projet n’aboutira pas.

 

porte-begards-liege-bethunes-1886.jpg   Voici la porte des Bégards en 1886 (la seule ancienne porte qui subsiste). Un simple édifice en briques sur un rez-de-chaussée plus ancien. On distingue l'arcade de l'ancien passage, muré depuis longtemps. La porte en bois que l'on voit ouverte à gauche, permet l'accès aux degrés qui grimpent vers Saint-Martin. Quant à la tour de garde, elle a été complètement démolie peu après 1818, sous le régime hollandais.

begards-liege-1950.jpg  La tour désignée par la flèche n'est donc pas, comme certains le pensent, celle de l'ancien dispositif de défense. Elle contient un escalier permettant d'accéder à l'un des jardins en terrasse du Mont Saint-Martin. La photo date de 1950, un quart de siècle avant la rénovation du site. Les maisons marquées d'une croix n'existent plus.

porte-begards-liege-1974.jpgLa restauration de la porte des Bégards dans la seconde partie des années 1970.

begards-liege.jpgLes escaliers des Bégards vers 1910 et en 1979 (pendant la restauration de la porte).

 

jardin-begards-liege-1974.jpg  Le site avant l'implantation, au pied des anciens remparts, d'un restaurant étoilé appelé « Le jardin des Bégards ».

escaliers-bégards-liege-1980.jpg   Le sommet des escaliers des Bégards vers 1980. De nos jours, les grilles d'accès sont souvent fermées, à cause de l'insécurité due aux problèmes de toxicomanie.

 

28/01/2014

Le jardin botanique et la rue Louvrex

  Le premier jardin botanique de Liège est fondé en 1819, sous le régime hollandais, par l'université établie depuis deux ans dans les bâtiments de ce qui a été le collège des jésuites wallons (actuelle place du XX août). Serres, orangerie et parterres sont aménagés en bord de Meuse dans les jardins de l'ancienne maison religieuse.

  Des transformations aux bâtiments académiques et la construction d’un quai de halage le long du fleuve restreignent la superficie de ce « parc des flores ». En 1836, le professeur Charles Morren, qui dirige la chaire de botanique, en obtient le transfert dans un site plus approprié. C’est au pied de la colline Saint-Gilles, dans le quartier du Bas-Laveu fort champêtre, qu’un terrain de cinq hectares est acquis en 1838.

plan-liege-1838.jpg   Sur ce plan de 1838, la croix désigne l'emplacement choisi pour le nouveau jardin botanique. Le tracé coloré en rouge représente le Grand Jonckeu, appellation de la voie de communication qui commençait rue Saint-Gilles à la hauteur de l'actuelle rue Grandgagnage (1), puis suivait approximativement les rues Louvrex (2), Hemricourt (3) et du Plan incliné (4). À titre indicatif, le bras de la Meuse est devenu les boulevards d'Avroy (5) et Piercot (6).

  
Le mot « Jonckeu » proviendrait du bas-latin « juncetum », qui indique un lieu planté de joncs. Dans les années 1840, des travaux seront entrepris pour rectifier et élargir cette vieille artère (il faut préciser qu'elle mène au quartier des Guillemins en pleine mutation depuis la création de la gare de chemin de fer en 1842). Le tronçon marqué 2 sur le plan ci-dessus prendra le nom de Louvrex en 1848. Le quartier s'urbanisera rapidement avec de beaux immeubles particuliers.

   Mathias-Guillaume de Louvrex, seigneur de Ramelot (Liège, 1665-1734), a été bourgmestre de la Ville en 1702. Très versé dans l'histoire de son pays et dans la jurisprudence, il a publié de nombreux ouvrages.

 

rue_louvrex_liege-tram-1900.jpgLa rue Louvrex à la Belle Époque. Les grilles en fer forgé, de ce côté, datent de 1848.

jardin_botanique-rue_louvrex-liege.jpg  À droite, la rue Fusch a été ouverte en 1860 (comme la rue Nysten), date qui a vu le jardin botanique entièrement clôturé. Remarquez, sur cette carte postale, l'erreur de genre à propos du mot « jardin ».


  Mais revenons-en aux origines du jardin botanique. C'est Julien-Étienne Remont (1800-1883), architecte de la Ville, qui est chargé d'en dresser les plans, approuvés en 1839. La construction des serres et les premières plantations débutent en 1841, mais les travaux sont interrompus deux ans plus tard par manque de moyens financiers.

  À la fin des années 1870, il est décidé de transférer divers instituts universitaires sur le site inachevé du jardin botanique. Deux seulement finissent par y être érigés : ceux de botanique et de pharmacie. Le chantier démarre en 1881, confié à l’architecte provincial Lambert-Henri Noppius. Il entraîne une modification du plan initial du jardin, ce dont se charge Édouard Morren (qui a succédé à son père Charles mort en 1858).

 

jardin_botanique_liege-plan_1883.jpgLe plan du jardin botanique en 1883.

jardin_botanique_liege-1887.jpg   L'institut de botanique et l'ensemble des serres en 1887, quatre ans après leur inauguration. Les serres hautes avec les grandes rotondes seront détruites par un V1 en décembre 1944.

serres-jardin_botanique-liege-fin_XIXe.jpg   Les serres basses vues depuis les serres hautes à la fin du XIXe siècle. Dans le fond, ce sont les immeubles de la rue Louvrex.

serres-colorisees-jardin_botanique-liege.jpgLes serres présentent une architecture où prédominent le verre et l'acier.

serres_basses-jardin_botanique-liege.jpgLes serres basses et la terrasse qui les sépare des serres hautes et de l'institut de botanique.


Les vues qui suivent nous replongent au début du XXe siècle :

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rocailles-jardin_botanique-liege.jpgAménagées dans les années 1880, les rocailles pour plantes montagnardes ont été supprimées en 1965.



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   À partir de 1968, certaines plantations sont transférées au Sart-Tilman, car il est prévu de déménager le jardin botanique sur ce nouveau campus universitaire. En 1970, le site devient un parc public désormais entretenu par la ville de Liège. Ce changement de statut entraîne la disparition des grilles.

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   Mais depuis ce 1er janvier 2014, c'est la Région wallonne qui reprend la tâche, et de nombreuses questions se posent quant à l'avenir du site...

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Cette autre partie, depuis 2001 aussi, accueille le Centre régional d'initiation à l'environnement.

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Liens de référence :

http://www.homme-et-ville.net/ressource/ressources/jbcr.pdf
http://www.botaniqueliege.be/historique/historique.htm