02/12/2016

L'église Saint-Vincent de Fétinne

google earth.jpg  Il s’agit de l’église au centre de cette vue aérienne, obtenue grâce à Google Earth. Elle est située au confluent de l’Ourthe et de la Dérivation de la Meuse.

   Autrefois, le réseau hydrographique était tout à fait différent. Le plan qui suit, réalisé par Christophe Maire, nous reporte en 1737. L’église de Fétinne (la flèche) se trouve en bordure d’un bras de l’Ourthe appelé le Fourchu-Fossé, peu avant que celui-ci ne se jette dans la Meuse :
plan 1737.jpg

eglise_fetinne_liege_XVIIIe.jpg  Ce dessin représente le confluent du Fourchu-Fossé et de la Meuse, avec l’église telle qu’elle se présentait au XVIIIe siècle dans son environnement champêtre.

  C’est au XIIIe siècle, semble-t-il, qu’un premier édifice religieux est érigé à cet endroit, consacré à saint Vincent, martyr espagnol du IVe siècle dont le culte est en vogue à cette époque.

  Ce sanctuaire est fréquemment ravagé par les crues de l’Ourthe, et l’inondation de 1643 lui est fatale. Il ne sera reconstruit qu’en 1669, pour être à nouveau endommagé en 1691, par des faits de guerre cette fois, lorsque l’artillerie française du maréchal Boufflers bombarde Liège.

  Il faudra attendre 1735 pour qu’une nouvelle église soit consacrée, celle qu’a déjà montrée le document des collections artistiques de l’ULg. La revoici au début du XIXe siècle sur un dessin à la plume d’Olivier Henrotte :
eglise saint-vincent_liege_1850.jpg  Le dessin ci-dessus ressemble fort à celui qui suit, daté de 1822 (et publié par Léon Béthune dans son recueil de vues rares du vieux Liège) :
eglise_fetinne_bethune_1822.jpg

 
  L’église a échappé aux tourments révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle. Avec le Concordat, la paroisse a continué d’exister, mais le bâtiment est resté longtemps sans entretien.

  En 1803, une nouvelle inondation a submergé les sols déjà fort affouillés. Malgré l’intervention des paroissiens qui se sont efforcés de construire une digue de fortune, les eaux ont ravagé le cimetière et provoqué l’effondrement d’une partie du chœur. Faute de moyens financiers, les dégâts n’ont été que réparés sommairement.


eglise st-vinvent_fetinne_1850.jpg  C’est en 1833 que l’on s’occupe sérieusement de la restauration de l’église, avec la construction d’une nouvelle tour surmontée désormais d’une plate-forme. On conserve la base de l’édifice, avec ses trois nefs, mais on lui adjoint en 1847 un nouveau chœur, une sacristie et une salle mortuaire.


eglise_fetinne_liege_1901.jpg  À l’arrière-plan de cette carte colorisée, on voit le quai Saint-Vincent, qu’on a aménagé après 1853 sur une digue réclamée par les riverains pour les protéger des inondations. Les terres de remblai sont issues du creusement de la Dérivation de la Meuse.

 Cette mesure de protection n’est guère suffisante. En 1886, est déposé un projet qui prévoit la suppression du Fourchu-Fossé et autres biefs secondaires. Les autorités concernées (État, province, communes) tergiversent longtemps à propos de leurs contributions financières, mais en 1897, la plaine des Vennes est choisie comme site d'une future exposition universelle et internationale (prévue pour 1903 et qui aura finalement lieu en 1905). La décision est prise, et le chantier commence en 1902. Un autre article est entièrement consacré à ce sujet.


construction pont de fetinne_liege_1.jpg  L’église de Fétinne pendant le chantier de rectification du cours de l’Ourthe, préparatoirement à l’Exposition universelle et internationale de 1905.


expo 1905 liege pont et eglise fetinne.jpg  En construction sur la vue précédente, voici le pont de Fétinne qui mène à l’entrée des halls de l’Exposition de 1905. L’église Saint-Vincent fait partie du décor.


eglise st-vincent_fetinne_liege_1909.jpg
Carte postale de 1909.


eglise st-vincent_fetinne_apres 1905.jpgL’église après l’Exposition de 1905, avec le nouveau cours de l’Ourthe.


vue aerienne_site expo apres 1905.jpg

Vue aérienne du site Vennes-Fétinne après l’Exposition de 1905.


  En 1928, un concours est organisé en vue de remplacer l'ancienne église paroissiale Saint-Vincent par un édifice plus spacieux et prestigieux, en vue de l'Exposition internationale de 1930. Il est remporté par l’architecte liégeois Robert Toussaint, qui propose une structure en béton surmontée d’un dôme imposant.

  Les quatre photos qui suivent, prises pendant la construction de la nouvelle église en 1929-1930, proviennent du fonds d’archives Robert Toussaint du GAR :

construction st-vincent 2.jpg

construction st-vincent 1.jpg

construction st-vincent 3.jpg

construction st-vincent 4.jpg


eglises st-vincent_liege_1930.jpg
Les deux églises en 1930. L’ancienne sera démolie en 1931.


eglise st-vincent_fetinne_expo liege 1930.jpgDessin publié à l’occasion de l’Exposition internationale de 1930.


eglise st-vincent_fetinne_1930.jpgL'édifice tout neuf.

eglise fetinne monument gramme_liege_1930s.jpg  Carte colorisée de la fin des années 1930. Le dôme de béton est au départ recouvert d’une peinture vert-de-gris. Le monument en l’honneur de Zénobe Gramme a déjà fait l’objet d’un autre article.


pont fragnee_liege_1940.jpg
Le pont de Fragnée volontairement détruit en 1940.


char us fetinne 1944.jpg
Lors de la libération de Liège en septembre 1944.


eglise fetinne_liege_reconstruction pont fragnee_1946.jpgPendant la reconstruction du pont de Fragnée (1946-1948).

eglise fetinne liege 1954.jpg
L'église et le pont de Fétinne n 1954.


eglise fetinne monument gramme_liege_1962.jpg
▲ En 1962 ▼
fetinne_liege_1962.jpg

  Remarquez, sur les trois photos précédentes, que la peinture d’origine du dôme est fortement dégradée. En 1966, les coupoles seront recouvertes de seize tonnes de feuilles de cuivre.


Les deux vues aériennes qui suivent ont été prises par André Drèze à la fin des années 1970 :

vue aerienne_fetinne_1979a.jpgvue aerienne_fetinne_1979b.jpg


  Visitez le dôme de l’église Saint-Vincent : http://liege-photos.skynetblogs.be/archive/2007/07/03/a-l....

 

Merci de cliquer de « J'aime » si vous avez apprécié cet article  smile

 

23/02/2016

La rectification de l'Ourthe dans le quartier Vennes-Fétinne

Quand le pointeur de la souris prend la forme d'une main au contact d'une illustration, cliquer sur celle-ci permet de l'agrandir dans une nouvelle fenêtre.

hydrographie liege 1830.jpg
Le réseau hydrographique liégeois en 1830.

ourthe d'antan liege.jpg  Sur cette vue aérienne contemporaine, ont été superposés les méandres de l'Ourthe tels qu'ils se présentent à la fin du XIXe siècle.

  Aux Grosses Battes (1), la rivière se divise en deux branches :

- La branche de droite (2) se ramifie en divers biefs parsemés d'îlots ; elle est devenue les actuels boulevards de Douai, Frankignoul et Poincaré.

- La branche de gauche (3), appelée le Fourchu-Fossé, décrit une double boucle et se jette dans la Dérivation à Fétinne. La boucle inférieure et l'étroit bief des Aguesses* (4) délimitent une île nommée plaine des Aguesses. Le tronçon supérieur du Fourchu-Fossé est incorporé au canal de l'Ourthe (le trait rouge), dont les origines remontent au début du XIXe siècle.
* Les aguesses, en wallon, désignent les pies.

pont marcotty angleur1.jpgpont marcotty angleur2.jpg  Les deux photos ci-dessus montrent ce canal de l'Ourthe à la hauteur du pont levant de l'écluse d'Angleur. Inutilisée depuis longtemps à des fins industrielles, la voie d'eau est aujourd'hui, à quelques dizaines de mètres de l’activité urbaine, un havre de paix où stationnement quelques embarcations-logements.

  C'est sous le régime hollandais, dans la troisième décennie du XIXe siècle, que naît l'idée de relier la Meuse au Rhin via l'Ourthe, la Sûre et la Moselle. Les travaux commencent à divers endroits dès 1827, mais sont rapidement interrompus à cause du manque de fonds et des événements révolutionnaires qui secouent la Belgique. Quand la province du Luxembourg est cédée à notre pays en 1839, le gouvernement belge relance un projet concernant l'Ourthe, non plus dans l'intention de la canaliser, mais de lui créer un canal parallèle. Ce chantier, à nouveau, ne sera jamais achevé, les pouvoirs publics préférant accorder la priorité au développement des chemins de fer. Parmi les tronçons de canal qui ont subsisté, figure celui qui passe par Angleur, avec son célèbre pont levant* construit en 1852.
* Le seul actionné manuellement dans la province de Liège. Classé depuis 1983 tout comme les ouvrages de pierre le bordant, vers la darse et le canal.

ecluse canal ourthe angleur1.jpgecluse canal ourthe angleur2.jpgpont-ecluse des aguesses angleur debut XXe.jpg  Le pont levant et la maison pontonnière en 1903. En bas à droite, il s'agit du tronçon du Fourchu-Fossé intégré au canal de l'Ourthe. Le pont est souvent appelé du nom de Marcotty, par analogie avec le moulin à farine situé juste à côté (les bâtiments blancs dont nous parlerons plus loin).

plan liege 1885.jpg  Ce plan de 1885 m'a été fourni par Christian Hauglustaine, un ancien du MET passionné d'histoire. On y retrouve les multiples bras de l'Ourthe à la veille du XXe siècle. Remarquons que sur ce document, l'île comprise entre le bief des Aguesses et le Fourchu-Fossé, porte l'appellation d'île aux Cochons alors qu'elle est connue comme l'île (ou la plaine) des Aguesses ; la confusion provient de l'existence antérieure d'une autre île, comme en témoigne le plan qui suit, publié par Avenzo en 1838 :
plan avanzo liege 1838.jpgplan liege 1899.jpg   Le plan ci-dessus (plan de 1899 fourni également par Christian Hauglustaine) a le mérite de mentionner les deux appellations à leur emplacement primitif, même si les îles ont fusionné.

meuse_fragnee_liege_1900.jpg   Promenade sur la Meuse à la fin du XIXe siècle. À l'arrière-plan, la plaine des Aguesses est séparée de l'église Saint-Vincent de Fétinne par l'embouchure du Fourchu-Fossé. Ci-dessous, le même endroit de nos jours :
meuse_fragnee_liege_2012.jpg


plaine aguesses_liege_angleur_avant 1905.jpg  Le Fourchu-Fossé et la plaine des Aguesses à l'aube du XXe siècle. Dans le fond, on aperçoit le remblai qui supporte la ligne de chemin de fer du Nord-Belge (ligne Namur-gare du Longdoz, ouverte en 1852).

pont arcades plaine aguesses liege.jpg  Le remblai du chemin de fer comporte un viaduc muni d'arches d'inondation, pour permettre l'étalement des eaux en cas de crue.

avenue luxembourg_liege_2007.jpg  L'actuelle avenue du Luxembourg est toujours traversée par cette ligne de chemin de fer surélevée, quelque peu déplacée depuis le chantier colossal de l'Exposition universelle de 1905 (voir plus loin).

* * * * *

houillere des aguesses_angleur.jpg  Le Fourchu-Fossé au début du XXe siècle, avec la houillère des Aguesses (1),  le pont-écluse du même nom (2) et le moulin Marcotty (3). Le contenu du rectangle rouge est repris ci-dessous :moulin marcotty angleur debut XXe.jpg

  La flèche rouge désigne l'entrée du canal de l'Ourthe vers le Rivage en Pot*. La bleue montre le début du bief des Aguesses, qui fournit l'énergie hydraulique au moulin à farine Marcotty.
* Le terme « pot » viendrait de « på » (pal), vu les pieux plantés là autrefois pour consolider la berge. Ce rivage est aujourd'hui constitué des quais Michel Gloesener et Joseph Wauters.

moulin aguesses angleur 1845.jpg  Le bief des Aguesses alimente un moulin depuis le XVIe siècle, mais la gravure ci-dessus présente les installations en 1845. On l'appellera finalement le moulin Marcotty* du nom de la famille propriétaire.
* Joseph Marcotty sera bourgmestre d'Angleur de 1891 à 1903 ; son fils Joseph-Antoine le sera de 1908 à 1921.

bief marcotty angleur2.jpg
Le bief des Aguesses, alimentant le moulin, est souvent appelé le bief Marcotty.

bief marcotty angleur3.jpg
Le bief des Aguesses (ou Marcotty) avant 1902, le long du sentier devenu la rue du Bief.

maison monnier_fetinne_liege_1.jpg  Le bief des Aguesses vers 1900, quand il se jette dans le Fourchu-Fossé. Les arbres, à l'arrière-plan à droite, sont ceux du début du quai Mativa, à proximité de l'église Saint-Vincent qui n'apparaît pas sur cette vue.

maison monnier_fetinne_liege_2.jpg  Voici, en 1886, le confluent du Fourchu-Fossé et de la Meuse, avec son barrage pour réguler le mélange des flots. À l'extrême gauche, il s'agit de l'embouchure du bief des Aguesses. Sur la butte, se trouve la maison Monnier, du nom du barragiste à cette époque.

maison monnier_fetinne_liege_3.jpg  La maison Monnier est aussi appelée le café de Fétinne, car le barragiste sert aussi de tenancier de guinguette, servant à boire et à manger dans ce cadre champêtre. À remarquer à nouveau le petit pont qui enjambe le bief des Aguesses là où il débouche dans le Fourchu-Fossé.

pont monnier.jpg  Le petit pont sur le bief des Aguesses. Dans le fond, entre la Meuse et la Dérivation, on aperçoit la pointe de la Boverie où se trouve l'Union nautique depuis 1873.

passage d'eau fetinne debut XXe.jpg  Le petit pont sur l'embouchure du bief des Aguesses, le revoici avec vue sur l'église Saint-Vincent, située de l'autre côté du Fourchu-Fossé. La barque est celle d'un passeur d'eau.

passage d'eau fetinne avant 1905.jpg  Il existe en effet un passage d'eau entre la rive de l'église Saint-Vincent et l'île des Aguesses dans sa partie ex-île des Cochons. Le document ci-dessus, édité à l'occasion de l'exposition universelle de 1905, montre une situation antérieure aux aménagements gigantesques exigés par l'événement.

passage d'eau fetinne 1891.jpgLe passage d'eau en 1891. À l'arrière-plan, on distingue le pont de chemin de fer de la ligne Namur-Liège.

passage d'eau fetinne quai mativa debut XXe.jpg  Le passage d'eau en 1902 ▲ et juillet 1903 (lors de la visite du prince Albert sur le chantier de l'Exposition universelle) ▼passage d'eau fetinne 1903.jpg


quai saint-vincent_liege_debut XXe.jpg  En 1853, les riverains ont envoyé une pétition à l'administration communale pour exiger que l'on construise une digue le long de la rive droite du Fourchu-Fossé (à gauche sur la photo ci-dessus), pour les protéger des ravages des inondations. Les terres de remblai proviendront du creusement de la Dérivation de la Meuse. Le quai ainsi aménagé prendra le nom de Saint-Vincent, vu le patronage de l'église de Fétinne qui se trouve à son extrémité.

quai saint-vincent église de fetinne.jpg  Le Fourchu-Fossé, le quai et l'église Saint-Vincent, vus d'amont en aval depuis le pont de chemin fer, à l'aube du XXe siècle.

bd de laveleye_liege_2007.jpg
Le Fourchu-Fossé et le quai Saint-Vincent sont devenus le boulevard Émile de Laveleye.

* * * * *


  Rappelons-nous que de 1853 à 1863, le cours principal de la Meuse a été simplifié et rectifié en Avroy, et que le creusement de la Dérivation a grandement contribué à l'assainissement du quartier populeux d'Outremeuse, où le comblement de divers bras de l'Ourthe s'est poursuivi jusqu'en 1876.

  En cette fin du XIXe siècle, l'Ourthe continue cependant de menacer les habitants des Vennes-Fétinne, à cause des crues répétées et des problèmes sanitaires qui en résultent.

  En 1886, est déposé un projet qui prévoit la suppression du Fourchu-Fossé et biefs secondaires, pour offrir à la rivière un nouveau lit plus large et moins sinueux. Les autorités concernées (État, province, communes) tergiversent longtemps à propos de leurs contributions financières, mais le choix dès 1897 de la plaine des Aguesses comme site d'une future exposition universelle* accélère les décisions : le projet initial subit quelques retouches et est accepté en 1900 ; le chantier sera adjugé en juillet 1902.
* L'Exposition universelle de Liège de 1905 était au départ prévue pour 1903. C'est l'ampleur du chantier de la rectification de l'Ourthe qui a reporté l'événement en 1905. Tant mieux finalement ! On a pu en même temps célébrer le 75ème anniversaire de l'indépendance de la Belgique.

plan rectification ourthe vennes avant 1905.jpg  Le plan ci-dessus permet de comprendre le projet de rectification de l'Ourthe en prévision de l'Exposition universelle de 1905.

comblement_bief_marcotty_angleur.jpgCi-dessus, le comblement du bief Marcotty. effectué de façon fort manuelle.

chantier_plaine des vennes_liege_1902-1905a.jpgchantier_plaine des vennes_liege_1902-1905b.jpg  Dans un premier temps, le creusement du nouveau lit de l'Ourthe se fera aussi manuellement, avant que que les ouvriers ne soient assistés par des machines à vapeur :
chantier_plaine des vennes_liege_1902-1905e.jpg

chantier_plaine des vennes_liege_1902-1905c.jpg

   Le chantier prend du retard à cause de la météo, notamment lors de l'hiver 1902-1903 et du très pluvieux mois d'avril 1903.

chantier inondé 1.jpg  À gauche, la future berge du quai des Ardennes. Nous sommes en avril 1903, les travaux de terrassement du nouveau lit de l'Ourthe sont à l'arrêt à cause des inondations dues aux intempéries.

chantier inondé 2.jpg  Les monteurs en charpente métallique procèdent à la construction du nouveau pont de chemin de fer sur la future rectification de l'Ourthe. Les terrassiers ne peuvent travailler à cause du chantier inondé.

chantier inondé 3.jpg
À l'avant-plan gauche, il s'agit du futur quai du Condroz. Le nouveau lit de l'Ourthe, inachevé, est inondé.

plan chantier avant expo 1905_liege.jpg  Sur le plan ci-dessus, les flèches désignent le tracé de la ligne de chemin de fer du Nord-Belge, tracé qui va subir quelques modifications, avec une infrastructure nouvelle.

ancien pont chemin de fer fosse fourchu vennes liege.jpg   L'ancien pont de chemin de fer sur le Fourchu-Fossé. Dans le fond, sous l'arcade, on aperçoit les maisons de la rue de Fétinne.

construction nouveau pont chemin de fer vennes liege.jpg  On construit un nouveau pont de chemin de fer juste en amont de l'ancien, avant de combler le Fourchu-Fossé pour intégrer ce terrain dans le site de l'Exposition universelle de 1905. Ci-dessous, le même endroit de nos jours, avec le boulevard Émile de Laveleye :
boulevard de laveleye_liege.jpg

travaux chemin de fer_vennes_1902-1904_1.jpg  Dans la plaine des Aguesses (des Vennes), on supprime l'ancien remblai et le viaduc à arcades qui supportent la ligne de chemin de fer. Le tracé ferroviaire est légèrement décalé, avec un nouveau remblai et un nouveau pont pour enjamber ce qui deviendra l'avenue du Luxembourg après l'Exposition de 1905.

travaux chemin de fer_vennes_1902-1904_2.jpgL'aménagement de la nouvelle ligne de chemin de fer.

destruction anciennes arcades vennes liege.jpg
La destruction de l'ancien viaduc et de ses arcades.

travaux chemin de fer_vennes_1902-1904_4.jpg  Le chantier du nouveau cours de l'Ourthe. À l'arrière-plan central, on aperçoit le nouveau pont de chemin de fer, en cours de construction tout comme les halls de l'Exposition universelle. À gauche, il s'agit de la Compagnie générale des conduites d'eau*, établissement industriel qui a dû être déplacé à cause des modifications apportées à la configuration des lieux.
* Héritière de la fonderie des Vennes, la Compagnie générale des Conduites d'Eau (et de gaz) a été fondée en 1865. Absorbée en 1975 par la Sodemeca, la société a été déclarée en faillite en 1980. Le site est resté désaffecté jusqu'en 1995, année qui a vu l'ouverture du complexe commercial de Belle-Île.

nouveau pont ourthe liege 1905.jpg
Le nouveau pont de chemin de fer pendant l'Exposition universelle de 1905.
 

* * * * *

  Le pont de Fétinne est construit de 1901 à 1904, en même temps que le pont de Fragnée*, les deux allant servir d'entrée monumentale à l'Exposition universelle de 1905.
* Le pont de Fragnée, sur la Meuse, ne sera pas abordé dans cet article consacré à la rectification de l'Ourthe. Des photos de sa construction ont été postées par Christian Hauglustaine dans le groupe Facebook « Souvenirs et mémoire du Pays de Liège » ; il y en a quelques autres dans ma page consacrée à l'Exposition universelle de 1905.

construction pont de fetinne_liege_3.jpg  Construction de la culée droite du pont de Fétinne, avec le quai Mativa et l'église Saint-Vincent à l'arrière-plan.

construction pont de fetinne_liege_2.jpgL'échafaudage permettant l'assemblage de la structure métallique.

construction pont de fetinne_liege_1.jpg
À remarquer que le pont de Fétinne est mis en place avant que le nouveau lit de l'Ourthe ne soit achevé.

construction pont de fetinne_liege_4.jpg  Cette photo a été prise en 1904 depuis la maison Monnier. À droite, le pont de Fétinne en phase d'achèvement et le nouveau lit de l'Ourthe. À gauche, l'ancien cours de la rivière qu'il va maintenant falloir combler.

pont de fetinne_liege_1905.jpg
Le pont de Fétinne pendant l'Exposition universelle de 1905, avec le pont du chemin de fer à l'arrière-plan.

pont fetinne_liege_1905.jpg    Ci-dessus, l’Ourthe rectifiée et le pont de Fétinne pendant l'Exposition universelle, photographiés depuis le clocher de Saint-Vincent. Ci-dessous, le même endroit vu depuis le lanterneau du dôme de l'église actuelle :ourthe_fetinne_liege_2007.jpg


construction pont de fetinne_liege_5.jpg  Le confluent de la nouvelle Ourthe et de la Meuse à la veille de l'Exposition universelle. La berge du quai Mativa (Dérivation) est en cours d'aménagement. La maison du barragiste va bientôt être remplacée par un établissement plus luxueux, aux allures de chalet normand, comme en témoignent les deux photos qui suivent, prises pendant l'Exposition universelle de 1905 :
maison monnier 1905.jpgmaison monnier liege 1905.jpg  Ci-dessus, le confluent Ourthe-Meuse-Dérivation en 1905. À titre de comparaison, voici le même endroit en 1968 (chantier du pont Gramme sur l'Ourthe) et en 2007 :
pont gramme en construction_liege.jpgpont gramme_liege_2007.jpg

 

* * * * *

plan liege 1905.jpg
Liège en 1905.

plan expo liege 1905.jpg

                         Les emplacements de l'Exposition universelle et internationale* de 1905.
* L'Exposition de 1905 a été internationale parce que de nombreux pays y ont participé ; universelle parce qu'elle a traité de différents thèmes.

 

* * * * *

plan lotissement vennes liege apres 1905.jpgL'Exposition universelle terminée, la ville de Liège lotit le site des Vennes.

lotissement vennes liege.jpg  Ci-dessus, la plaine des Vennes après l'Exposition universelle de 1905. On y voit la première maison en construction du boulevard Émile de Laveleye (le n°12 actuel). On devine les futures rue de Paris, rue de Verviers et avenue du Luxembourg. Ci-dessous, une vue aérienne du quartier en 2004 :vue aerienne liege_vennes_liege.jpg


Les quatre photos qui suivent nous reportent au début du XXe siècle :

vennes fetinne debut XXe_1.jpgL'entrée de la rue de Fétinne et le début du boulevard Émile de Laveleye.

vennes fetinne debut XXe_2.jpg
Un autre tronçon du boulevard de Laveleye.

vennes fetinne debut XXe_3.jpgL'avenue du Luxembourg et le pont du chemin de fer.

vennes fetinne debut XXe_4.jpgL'avenue Reine Élisabeth.

 Merci de cliquer sur « J'aime » si vous avez apprécié cet article  smile


24/06/2014

Les origines de l'avenue Rogier

histoire de liège,charles rogier,avenue Rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden  La rue des Guillemins à l'aube du XXe siècle. À l'angle de l'avenue Blonden, le bistrot s'appelle le café de la Belle Vue. Serait-ce celle que les clients peuvent admirer depuis la terrasse de l'établissement ? Celle que vous découvrez sur la photo qui suit, avec le parc d'Avroy et l'avenue Rogier, quartier somptueux conçu une vingtaine d'années plus tôt par Hubert Guillaume Blonden, directeur des travaux publics de la ville de Liège :
histoire de liège,charles rogier,avenue Rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden

 

Voici l'équivalent en 2007 de ces deux cartes postales anciennes :histoire de liège,charles rogier,avenue Rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden

histoire de liège,charles rogier,avenue Rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden

 

  L'avenue Rogier porte le nom du célèbre avocat liégeois qui a joué un rôle essentiel lors de l’indépendance de la Belgique en 1830 :
histoire de liège,charles rogier,avenue Rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden  Réalisé en 1878 par le peintre liégeois Charles Soubre (1854-1889, professeur à l'académie des Beaux-Arts), ce tableau représente le départ pour Bruxelles, en 1830, des volontaires liégeois emmenés par Charles Rogier. On reconnaît, à l'arrière-plan, les colonnes de la première cour du palais de justice.

 

 

HISTORIQUE

 

  Découvrons les lieux tels qu'ils étaient en 1861 :histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden

1. La rue de la Station (rue des Guillemins dès 1863).

2. L'avenue d'Avroy (boulevard d'Avroy dès 1900).

3. Le bassin de Commerce, vaste plan d'eau de quatre hectares servant de port fluvial. L'étang du parc d'Avroy en est une réminiscence.

4. Chenal d'accès au bassin de Commerce, devenu l'avenue Blonden.

5. L'île de Commerce, terrain vague promis en vain à un grand avenir économique.

6. Chenal d'accès au bassin de Commerce, devenu le boulevard Piercot.

7. L'église Saint-Jacques.

8. Le Grand Séminaire et l'Évêché.

9. Le lieu-dit Paradis.

10. Le cours de la Meuse, rectifié depuis les travaux gigantesques de 1853-63, qui ont aussi abouti à la création du bassin de Commerce et au creusement de la Dérivation.

11. Le pont de Commerce (actuel pont Albert 1).

12. Le jardin d'Acclimatation (Boverie).

13. La Dérivation de la Meuse, canal creusé en remplacement de divers bras de la Meuse et de l'Ourthe.

 

  La flèche indique le sens du regard pour découvrir le bassin de Commerce tel qu'il est représenté sur la peinture ci-dessous, qui date de 1872 :
histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden

 

  Ce bassin s’avère très vite mal adapté aux besoins des bateliers, contraints à de nombreuses manœuvres difficiles. Les bourgeois d’Avroy, en outre, se plaignent de l’aspect inesthétique de cette zone aux eaux sales le long de leur promenade favorite. Quant à l’île de Commerce au nom prometteur, elle reste inexploitée, les débats s’éternisant à propos de son affectation définitive.

  Plusieurs plans urbanistiques sont proposés pour réaménager les lieux. En 1868, les autorités communales adoptent celui de leur directeur des travaux publics, Hubert Guillaume Blonden, qui prévoit la suppression du bassin inadapté et le rattachement de l'île à la terre ferme, dans l'intention d'établir à ces endroits un grand parc public et un quartier résidentiel bourgeois. Diverses tracasseries administratives, financières et judiciaires entraînent d’importants retards : le projet de Blonden, remanié, ne sera réalisé qu’à partir de 1876.

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden  Cette illustration provient du journal satirique « Le rasoir » (feuille liégeoise ayant publié de nombreuses caricatures politiques de 1859 à 1889). Évoquant la statue de Charlemagne sise en Avroy, elle se moque de Blonden qui agit en maître incontesté, menant le conseil communal par le bout du nez.

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce,  Le comblement du bassin de Commerce est terminé en 1879. L’espace récupéré est utilisé pour ouvrir au public un vaste parc dessiné par le paysagiste allemand Édouard Keilig, déjà sollicité à Bruxelles, dès 1861, pour l’aménagement du bois de la Cambre.

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce,  Au cœur du nouveau quartier luxueux prévu par Blonden, que longe l'avenue Rogier, se trouvent les Terrasses, squares aménagés en jardins classiques autour de deux bassins d’eau. Nous traiterons de ce sujet dans un autre article.

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerceLe boulevard d'Avroy, le parc d'Avroy et l'avenue Rogier à la fin du XIXe siècle▲ et en 2009 ▼histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce  En 1887.

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce  L'avenue Rogier est incontestablement un quartier huppé. L'ensemble qu'elle constitue avec les boulevards d'Avroy et de la Sauvenière rivalise avec les Champs-Élysées de Paris, eux aussi en plein essor à cette époque. Hubert Guillaume Blonden est fier de son œuvre : les grands boulevards liégeois, depuis la place du Théâtre jusqu'au lieu-dit Paradis, sont plus longs que la célèbre avenue de la capitale française (2200 mètres contre 1910).

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerceAvant 1904, avec les charrettes à tonneaux des services de l'arrosement (comprenez : les services de lavage des chaussées).

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerceEn 1900 ▲ et 2007 ▼histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commercePour rappel, le monument national à la Résistance a été inauguré en 1955.

 

  En 1905, Liège célèbre le jubilé de l’indépendance du pays en même temps qu’elle vit à l’heure de l’Exposition universelle ; il est décidé, dans ces circonstances, d’ériger un mémorial Charles Rogier à l'extrémité du parc d’Avroy, lieu de passage incontournable quand on arrive de la gare des Guillemins.

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerceLe monument et l'avenue Charles Rogier en 1906 ▲ et 2006 ▼histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce  Ce groupe en bronze a été réalisé par l’artiste bruxellois Camille-Marc Sturbelle. Une anecdote : la sculpturale femme nue qui représente la Patrie aurait eu comme modèle une certaine Elvire, sœur de Henri Herd, mieux connu sous le pseudonyme de Constant-le-Marin, athlète impressionnant célèbre au tout début du XXe siècle pour ses victoires en lutte gréco-romaine.

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce  Cette carte postale, émise à l'époque de l'Exposition universelle de 1905, met en valeur les « constructions modernes » de l'avenue Rogier et des Terrasses. Ci-dessous, cinquante-cinq ans plus tard, les maisons de maître commencent à laisser la place à d'autre types d'immeubles à la mode :
histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce

 

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce  En 1930, la Belgique célèbre le centenaire de son indépendance en organisant une double exposition internationale, à Liège et à Anvers. À cette occasion, on réaménage le carrefour proche du monument Rogier. L'habitude d'une fontaine est restée, comme en témoignent les deux photos qui suivent, prises en 1959 et 1969 :
histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce

histoire de liège,charles rogier,avenue rogier,avroy,rue des guillemins,parc d'avroy,square d'avroy,terrasses,avenue blonden,hubert guillaume blonden,bassin de commerce

 

19/02/2014

Le jardin d'Acclimatation

Ile_boverie-liege-dreze.jpg         Le parc de la Boverie en 1979 (photo d'André DRÈZE, « 100 vues aériennes d'une ville millénaire »).


  La Boverie est autrefois une vaste zone champêtre composée d'îlots et de pâturages (le lieu tire d'ailleurs son nom des bœufs qu'on y fait paître). Après le réaménagement du réseau fluvial liégeois de 1853 à 1863 (suppression de nombreux bras de l'Ourthe et création de la dérivation de la Meuse), l'endroit devient un quartier chic, avec un parc où les bourgeois aiment flâner.

  Créée en 1862, la Société royale d'horticulture et d'acclimatation obtient de la Ville l'autorisation d'installer un jardin d'acclimatation dans la partie nord du parc. Ce jardin de plaisance, dessiné par l'architecte communal Julien-Étienne Rémont, est inauguré en juin 1865. Les promeneurs découvrent de magnifiques allées serpentant dans un cadre naturel exotique, agrémenté de plans d'eau et de cascades dans les rochers. Des espaces zoologiques ajoutent à l'attrait des lieux, proposant « des quadrupèdes sauvages et galeries d'oiseaux de tous pays et tous plumages ».

bateau-mouche-liege-pont_commerce.jpg   Un bateau-mouche sur la Meuse à la fin du XIXe siècle. À l'arrière-plan, le pont de Commerce (actuellement, le pont Albert 1er) mène au jardin d'Acclimatation dont on aperçoit les frondaisons.

pont_commerce-liege_1905.jpg   Au-delà du pont de Commerce, on aperçoit les immeubles de la place de l'Acclimatation (devenue place d'Italie en 1918). Ci-dessous, la même perspective en 2014, pendant le chantier de réaménagement des quais de la rive gauche de la Meuse.
pont-albert 1-liege-2014.jpg


Cartes postales colorisées :

jardin_acclimatation-liege-carte_colorisee.jpg

jardin_acclimatation-liege-verdure.jpg

jardin_acclimatation_liege-jardin_japonais.jpg

jardin_acclimatation-liege-jet_d_eau.jpg   Le jardin longe la rue du Parc, que l'on reconnaît aussi à l'arrière-plan de la vue ci-dessous (à l'avant-plan : le boulevard Frère-Orban).
pont_commerce-liege-debut_xx.jpg

. . . . .

plan-expo_1905-liege-boverie.jpg   En 1905, le parc de la Boverie accueille une partie de l'Exposition universelle de Liège. À cette occasion, le jardin d'Acclimatation est doté d'une entrée monumentale (les deux photos qui suivent) :
jardin_acclimatation_liege-entree-expo_1905.jpg

jardin_acclimatation-liege-entree.jpg

jardin_acclimation-liege-expo_1905.jpgDes pavillons de l'Exposition de 1905 dans le jardin d'Acclimatation.

jardin_acclimatation-liege-meuse.jpg   Le bâtiment que l'on voit sur la gauche de cette photo est une salle des fêtes complétée d'un café-restaurant. Ci-dessous, le même endroit en 1960.
palais_congres-liege_1960.jpg 

   Vu sa situation financière peu favorable, la société du jardin d'Acclimatation est mise en liquidation en 1912. Le 1er janvier 1913, la Ville de Liège reprend possession des lieux, qui deviennent partie intégrante du parc public de la Boverie. Pendant longtemps, les Liégeois continueront cependant d'utiliser l'appellation « jardin d'Acclimatation ».

 

jardin_acclimatation-liege-cage_ours_1909.jpgLa cage aux ours à l'époque du jardin d'Acclimatation.

jardin_acclimatation-liege-animaux.jpg
Quelques animaux du parc de la Boverie dans les années 1950.

jardin_acclimatation-liege-voliere.jpg   Des espaces zoologiques d'antan, il ne reste guère que la volière (cette photo date probablement des années 1950).

boverie-liege-voliere-2014.jpg   La volière en 2014. La tour cybernétique est l’œuvre de Nicolas Schöffer, artiste français d'origine hongroise. Elle a été inaugurée en 1961.

                                                                               . . . . .

 

jardin_acclimatation-liege-meuse-barrage.jpg   La première salle des fêtes du jardin d'Acclimatation. Remarquez le barrage à aiguilles sur le cours de la Meuse.

jardin_acclimatation-liege-construction_palais_fetes.jpg   La salle des fêtes est démolie en 1929. De nouvelles installations sont prévues dans le cadre de l'Exposition internationale de 1930, dont une partie se tiendra dans le parc de la Boverie.

jardin_acclimatation-liege-palais_des_fetes.jpg   Le palais des Fêtes dès 1930, appelé aussi « Le Mosan ». C'est lui qui sera remplacé par le palais des Congrès à la fin des années 1950.

palais_congres-liege-1960.jpg   Le palais des Congrès a été inauguré en septembre 1958. Il est l'œuvre du bureau d'architecture et d'urbanisme « L'Équerre ». Le Sikorsky de la Sabena vient de quitter l'héliport du boulevard Frère-Orban.

                                                                                . . . . .

jardin_acclimatation-liege-entree_1939.jpg   L'entrée monumentale de l'ancien jardin d'Acclimatation, que l'on voit ici en 1939, subsistera jusqu'au chantier du palais des Congrès. Ci-dessous, le même endroit dans les années 1960 (la construction de l'hôtel Holliday Inn ne débutera qu'en 1971).
holliday inn-boverie-liege-71.jpg