20/07/2016

L'ancien square Notger

Autre article concernant cet emplacement et ses environs immédiats :
http://histoiresdeliege.skynetblogs.be/archive/2014/01/07....

histoire de liège,square notger,place saint-lambert,rue neuve,rue de bruxelles,rue derriere le palais,delsaux,palais provincial,gare du palais,degrés saint-pierre,statue montefiore,degres des dentellieres  Le plan ci-dessus date de 1827 (cliquez dessus pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre), il nous reporte à la veille de l'indépendance de la Belgique.

  La butte où se trouve la rue Saint-Pierre domine de tout près la façade occidentale du palais, et seule une volée d'escaliers, les degrés de Saint-Pierre, permet de descendre vers la place Saint-Lambert.

  Il n'existe là aucune voie carrossable qui mette le centre-ville en communication directe avec la rue Neuve (la future rue de Bruxelles), artère promise à un grand avenir. Ce sont les habitants des quartiers élevés de l'ouest (Saint-Séverin, Saint-Martin...) qui réclament cette nouvelle voie, vu notamment les difficultés qu'ils rencontrent avec leurs charrettes en empruntant la rue Haute-Sauvenière, trop étroite et trop pentue.

  L'idée d'ouvrir une percée (la flèche) entre la place Saint-Lambert et la rue Neuve naît dès la fin des années 1830, mais les discussions entre les autorités nationales, provinciales et communales, à propos surtout de leur contribution respective, traînent jusqu'en 1844.

  Les expropriations d'immeubles commencent en 1845, et la nouvelle voirie est percée l'année suivante (la flèche sur le plan qui suit). Elle s'appellera la rue Notger, du nom du premier prince-évêque de Liège à la fin du Xème siècle.

histoire de liège,square notger,place saint-lambert,rue neuve,rue de bruxelles,rue derriere le palais,delsaux,palais provincial,gare du palais,degrés saint-pierre,statue montefiore,degres des dentellieres  Vu les différences de niveau, un pont est prévu pour qu'elle puisse passer sous la rue Saint-Pierre, avant que celle-ci n'entame sa descente en pente raide (1) vers les rues Neuve (2) et Derrière le Palais (3), à proximité des anciennes écuries du palais transformées en caserne de hussards (4).


place_st-lambert pont Notger_fin_XIXe.jpg  Sur cette gravure du milieu du XIXe siècle, on aperçoit le pont Notger à gauche du palais. Pont qui disparaîtra en 1860 (photo suivante) :
pont_notger-liege-1860.jpg

  En 1842, on projette de restaurer le palais de la place Saint-Lambert, déjà destiné à la justice, pour y transférer le siège du gouvernement provincial, établi jusque-là dans l'ancien couvent des Bons Enfants (voir plan de 1827 au début de cet article). L'incendie de ce couvent, en 1845, précipite les événements.

  Le projet de restauration du palais est soumis à un concours que remporte l'architecte Jean-Charles Delsaux. La caserne annexée au palais est rasée, et la façade occidentale est totalement remaniée de 1849 à 1853, avec l'ajout d'un hôtel provincial dont le style néogothique s'accorde parfaitement avec l'ensemble. La rue Notger est élargie et rectifiée pour la rendre parallèle à la nouvelle aile du palais.

 palais_provincial-liege-facade delsaux.jpg  Le dessin ci-dessus idéalise la façade de Delsaux en la montrant précédée d'une vaste esplanade destinée à la flânerie. En réalité, seule une petite partie de la butte a été enlevée de 1849 à 1853, et les abords du nouvel hôtel provincial ne sont guère aussi dégagés, comme en témoigne la photo ci-dessous, prise probablement vers 1860 :
palais_justice-liege-fin_XIXe.jpg

  En 1862, les autorités communales décident de réaménager l'espace en face du palais provincial, pour y créer « un lieu agréable de promenade et de rencontre ». Dès 1867, des travaux de déblaiement et de nivellement sont entrepris pour aboutir à la création du square Notger.


square_notger-liege-1870.jpg  Le document ci-dessus nous reporte vers 1870, pendant la création du square Notger en face du palais provincial. À gauche : les immeubles de la rue Saint-Pierre, au sommet de la butte en partie enlevée. À droite : la rue Neuve devenue la rue de Bruxelles en 1863.

square_notger-liege-1875.jpgLe square Notger après l'aménagement en 1872 du rocher et de ses décorations florales.

palais square_notger-liege- dessin fin XIXe.jpgLe palais provincial et le square Notger à la veille du XXe siècle.

palais square notger-liege-1900.jpg  La façade du palais provincial vers 1900, vue depuis la gare du Palais première du nom, inaugurée en 1877.

square_notger gare du palais-liege-avant 1905.jpg  Vers 1900 dans l'autre sens. Les immeubles cossus, le long de la pente de la rue Saint-Pierre, ont été bâtis en 1878.

histoire de liège,square notger,place saint-lambert,rue neuve,rue de bruxelles,rue derriere le palais,delsaux,palais provincial,gare du palais,degrés saint-pierre,statue montefiore,degres des dentellieresCarte postée en 1907.

 
  Sur la gauche du square, c'est un escalier monumental qui a été aménagé pour descendre place Saint-Lambert. Il a repris l'appellation de la volée de marches d'antan : les degrés de Saint-Pierre, dont voici quelques vues datant du début du XXe siècle :

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place st-lambert_degres st-pierre_liege_debut XXe.jpgLa place Saint-Lambert vue depuis les degrés (de) Saint-Pïerre, vers 1905 ▲ et 1973 ▼degres st-pierre-liege-debut annees 70.jpg

 

square_notger-pierreuse-avant 1905.jpg  Ci-dessus, le square Notger et Pierreuse avant 1905. Ci-dessous, après 1905, avec la gare du Palais deuxième du nom, construite à l'occasion de l'Exposition universelle :
square_notger-pierreuse-1905.jpg

 

square_notger statue_montefiore-liege.jpg  La carte colorisée ci-dessus met en évidence la gare de 1905, mais aussi la statue Montefiore-Levi, installée là en 1911.

 

statue montefiore-levi_liege_1911.jpg  Ce monument modern'style est l'œuvre du statuaire liégeois Oscar Berchmans (1869-1950), élève de Léon Mignon. Il est dédié aux époux philanthropes Hortense et Georges Montefiore-Levi. Il s'agit d’un groupe allégorique en bronze : une jeune femme aux formes épanouies prend sous sa protection deux enfants frêles et tourmentés. L’ensemble symbolise la charité.

  À la fin des années 1970, à la suite de la destruction du Square Notger, le monument Montefiore-Levi est démonté et stocké dans un dépôt de la Ville de Liège. Restauré en avril 1995, il est placé dans la cour de l'Hôtel Somzé, siège de l'Échevinat de l'Environnement, en Féronstrée. En 2012, conformément au souhait de l'architecte Claude Strebelle, la statue reprend place non loin de son emplacement originel, dans le cadre des extensions du Palais de Justice, aux escaliers dits « degrés des Dentellières », qui relient la rue du Palais à la rue Pierreuse :
statue_montefiore-degres dentellieres-liege-2013.jpg

 

Revenons-en au square Notger d'antan. Le voici de 1954 au début des années 1970 :

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square_notger-place saint-lambert-liege-1958.jpg

square_notger-gare du palais-liege-annees 1960.jpg

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square_nitger-place st-lambert-liege-debut annees 1970.jpg

 

La fin du square

 
Ci-dessous, deux vues prises en 1969 :

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square_notger-liege-1969b.jpg


place saint-lambert-liege-demolitions_1974.jpg  Milieu des années 1970. Les démolitions qui sévissent place Saint-Lambert vont bientôt frapper le square Notger et la gare du Palais.

  Ci-dessous, deux photos de la démolition du square en 1977, puis le chantier qui a suivi :

histoire de liège,square notger,place saint-lambert,rue neuve,rue de bruxelles,rue derriere le palais,delsaux,palais provincial,gare du palais,degrés saint-pierre,statue montefiore,degres des dentellieressquare_notger-liege-demolition-1977.jpg
chantier-place st-lambert-liege-1978.jpg


tours_ascenseurs_devant_palais-liege-annees 1980.jpg1988, les cages d'ascenseurs éphémères d'un immeuble qui ne sera jamais terminé !

place saint-lambert-liege-1992.jpgLa place Saint-Lambert en 1992.

place notger-liege-2006.jpgEn 2006.

 

place notger-liege-2013.jpg  Devant cette façade du palais (photo de 2013), l'espace vert porte de nos jours le nom de place Notger.

degres st-pierre-liege-2013.jpg    Depuis le haut de l'îlot Saint-Michel, de nouveaux « degrés Saint-Pierre » permettent de descendre place Saint-Lambert... À comparer avec cette vue de 1960 :
degres st-pierre-liege-1960.jpg

18/06/2016

La rue et la place des Bons Enfants

rue des bons enfants_liege_2016.jpg
La rue des Bons Enfants en 2016.


plan liege 2013.jpg
Plan actuel de Liège. Le trait rouge représente la rue des Bons Enfants.


plan 1649.jpg  La configuration des lieux en 1649 (gravure de Julius Milheuser), avec le couvent des Bons Enfants (1), proche de l'église Saint-Hubert (2). Autres points de repère : la collégiale Sainte-Croix (3), le couvent Sainte-Claire (4), l'église Saint-Séverin (5), la collégiale Saint-Martin (6), la bras de la Meuse devenu le boulevard de la Sauvenière (7), la collégiale Saint-Jean (8) et la place aux Chevaux devenue la place de la République française (9).

 
* * * * *

 
  La rue des Bons Enfants et la place y attenant tirent leur nom d'un couvent établi là autrefois.


  Petite histoire du couvent des Bons Enfants

 
  Sources :

  - Théodore GOBERT, Liège à travers les âges : les rues de Liège, Culture et Civilisation, Bruxelles, édition 1975-78.

  - Léon HALKIN, La Maison des Bons-Enfants, bulletin de l'Institut archéologique liégeois, tome LXIV, 1940.

  
  Décédée en 1231, Élisabeth de Thuringe est canonisée en 1235. Une de ses filles, duchesse de Brabant*, lui dédie une chapelle qu'elle fait construire à Liège vers 1245, à proximité de l'église paroissiale Saint-Hubert**. Elle y annexe un hôpital pour les pauvres et un prieuré de chanoines réguliers de Saint-Augustin.

* Sophie de Thuringe a épousé en 1240 le duc Henri II de Brabant, lequel se réconciliera avec le prince-évêque liégeois Robert de Thourotte et conclura avec lui un traité d'alliance en 1244.
** Cette église n'existe plus ; elle se trouvait à la jonction des actuelles rues Saint-Hubert et Mont Saint-Martin.


  L'hôpital Sainte-Élisabeth tombe rapidement en décadence : les biens de l'institution ont été dilapidés, et l'immoralité des gens qu'on y assiste a fini par gagner les religieux. Les mœurs se sont relâchées, et l'établissement est devenu un lieu de débauche.

  Le prince-évêque Henri de Gueldre (de 1247 à 1274) prend les mesures nécessaire pour rétablir la règle monastique et transforme l'hôpital Sainte-Élisabeth en Maison des Bons Enfants, destinée à héberger, nourrir et éduquer de jeunes indigents jusqu’à leur puberté.

  À la fin du XIVe ou début du XVe siècle (la date est incertaine), la Maison Sainte-Élisabeth est confiée aux Frères de la Vie commune. Ceux-ci doivent veiller, sous le « joug monastique », au bien-être matériel et à la formation spirituelle des jeunes élèves qu'ils admettent comme pensionnaires*.

* La Maison des Bons Enfants est en réalité un pensionnat, dont les bénéficiaires vont recevoir l'instruction dans une école du voisinage. Les religieux aident toutefois les écoliers à répéter leurs leçons.

 
Mais les mœurs se relâchent à nouveau ! Cette mauvaise réputation fait fuir les pensionnaires. Les prieurs ont des concubines ; ils n'hésitent pas, pour l'argent, à transformer le couvent en tripot, où l'on se livre aux plaisirs du jeu, de l'ivrognerie et du sexe.

  Une nouvelle fois, l'autorité épiscopale se voit obligée d'intervenir avec la plus grande énergie. Le prince-évêque Jean de Heinsberg, en 1424, décide de réformer le couvent. Comme il veut y réintroduire des chanoines réguliers de Saint-Augustin, il fait appel à l'établissement de Bethléem, près de Louvain, d'où arrive en 1428 le chanoine Olivier de Champs, chargé de mener à bien cette mission d'épuration et de réorganisation.

  Le couvent réformé conserve son appellation de Maison des Bons Enfants, mais il ne redevient pas un lieu d'éducation, pour peu qu'il l'ait été auparavant. Olivier de Champ inaugure une ère de ferveur religieuse, de fidélité aux devoirs du cloître et de spiritualité ascétique.

  Le couvent Sainte-Élisabeth prospère tellement, dans la seconde moitié du XVIe siècle, que le nombre de ses religieux s’accroît et que la Maison des Bons Enfants ne suffit plus. Sous le règne de Jean de Hornes, les chanoines de Saint-Augustin acquièrent le prieuré bénédictin de Saint-Léonard, situé dans un faubourg de la ville. Ils y déménagent en 1489, puis vendent leurs ancien locaux, en 1493, à des religieuses franciscaines venues de Hasselt.

  Achat précipité, car ces religieuses franciscaines (dites aussi Sœurs de Hasque) trouvent les bâtiments trop exigus ; elles les cèdent aussitôt à des Frères cellites, qui leur laissent en échange leur couvent situé à proximité de la collégiale Saint-Paul (dans l'actuelle rue Sœurs de Hasque).

  Les Cellites ne séjournent guère longtemps aux Bons Enfants. En 1496, ils vendent l'immeuble aux Sépulcrines de Nieuwstad (près de Sittard aux Pays-Bas). Jeanne Schaetzen, prieure de cette communauté, et treize de ses religieuses fuient la guerre entre les ducs de Gueldre et de Clèves ; elles viennent s'installer aux Bons Enfants pour s'adonner à la vie contemplative et surtout se consacrer à l'éducation des jeunes filles.

  Le couvent des Sépulcrines va subsister jusqu'aux événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle. Les liégeois n'arrêteront pas de l'appeler le couvent des Bons Enfants.

 
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  Sur ce plan de 1737, qui respecte les dénominations officielles, la flèche rouge désigne le couvent des Filles du Saint-Sépulcre.


  Dès le début du régime français (1975-1814), les Sépulcrines sont expulsées, et leur couvent est transformé en caserne, avant d'abriter les bureaux du gouvernement départemental.


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  Le plan ci-dessus date nous reporte en 1827. Nous sommes à l'époque du régime hollandais. L'ancien couvent est maintenant le siège du gouvernement provincial (l'hôtel de la Province) ; il le restera après 1830 dans les premières années de la Belgique indépendante.

  Le 31 mars 1845, un incendie ravage une partie du bâtiment, ce qui accélère la décision prise dès 1842 de déménager les services provinciaux dans une nouvelle aile du palais des princes-évêques (voir autre article).

  Ce qui reste des Bons Enfants est vendu au chanoine Habets, curé de Sainte-Croix, lequel installe là, sous la direction des Filles de la Croix, un refuge pour les repenties puis pour un quartier pour jeunes délinquantes. Ce dernier est ouvert en 1847. On y reçoit des jeunes filles condamnées en justice ; on les initie « aux travaux manuels de leur sexe ».

  La maison pénitentiaire est remplacée en 1870 par une école primaire tenues par les mêmes religieuses. Mais le chantier du chemin de fer de ceinture (voir autre article) nécessite de nombreuses expropriations et démolitions. L'ancien couvent et l'église Sainte-Élisabeth elle-même sont sacrifiés sur l'autel de la modernisation. Une partie de l'espace dégagé devient un square public, lequel se bordera de maisons et deviendra en 1910 la place des Bons Enfants, avec un terre-plein garni d'une pelouse et de massifs floraux.


bons enfants_liege_1920.jpg  La place des Bons Enfants vers 1920. À remarquer, à l'arrière-plan, le tunnel ferroviaire sous Pierreuse, aujourd'hui dissimulé en dessous de l'extension moderne du palais de justice :
cadran_liege_google.jpg                      La place des Bons Enfants, à droite, est devenue un espace piétonnier.

 


  Les bouleversements de la fin des années 1970


  Dans le courant des années 1970, un plan d'aménagement du centre-ville entraîne une totale métamorphose du tissu urbain, et la place Saint-Lambert subit de nombreuses démolitions. C'est tout un patrimoine qui est implacablement sacrifié en quelques années.

  Le saccage s’étend jusqu’à la gare du Palais et au site du Cadran (voir cette autre page). La deuxième partie de la décennie voit disparaître les bâtiments qui entourent la place des Bons Enfants, tout comme ceux de la rue de Bruxelles, qu'on élargit en voie rapide.


rue de bruxelles_liege_debut annees 1970.jpg
La rue de Bruxelles et ses alentours au début des années 1970.


rue de bruxelles_liege_debut annees 1980.jpg
Au tout début des années 1980.

cadran_liege_1975.jpg  Au carrefour du Cadran (photo de 1975), la rue de Bruxelles en provenance de la place Saint-Lambert se prolonge par la rue de l'Académie (l'immeuble marqué d'une flèche vous aidera à vous situer sur la photo suivante). La rue qu'on aperçoit en bas à gauche est la rue Sylvestre qui mène à la rue Haute-Sauvenière. Le bus sort de la rue Léon Mignon. À droite, s'ouvre la rue des Anglais.


cadran_liege_2009.jpg
Le même endroit en 2009.

chantier gare du palais_liege_1974.jpg  La rue de Bruxelles et la gare du Palais, vues en 1974 depuis la rue Fond Saint-Servais. Dans le fond à droite, entre les deux buildings situés au carrefour du Cadran, on distingue des immeubles de la place des Bons Enfants.

chantier gare du palais_liege_1976.jpg  Des démolitions ont commencé dès 1975 du côté des Bons Enfants ; on le constate par la différence d'arrière-plan entre les deux buildings.


  Voici quelques photos du site des Bons Enfants en 1974-1975, mêlées à des vue plus récentes pour permettre la comparaison :

bons enfants_liege_1975 (1).jpg  Le building marqué « STOCK » (immeuble-parking) est celui de gauche sur les vues précédentes. La rue Léon Mignon* est entrecoupée par la place des Bons Enfants.

* Du nom du sculpteur belge (Liège 1847 – Schaerbeek 1898) qui s'est notamment rendu célèbre par sa statue « Le dompteur de taureau » (Li torè), installée aux Terrasses depuis 1881.

 
Le trait rouge vous aidera à vous situer sur la photo suivante :
bons enfants_liege_2016.jpg

 

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La rue Léon Mignon dans l'autre sens.
bons_enfants_liege_2014.jpg



bons enfants_liege_1974 (1).jpgbons enfants_liege_1974 (2).jpg  La place des Bons Enfants. La chaussée qui vient des rues Saint-Hubert et Mont Saint-Martin se prolonge au-delà de la rue Léon Mignon par une courte rue des Bons Enfants, jusqu'à la rue Agimont* (voir aussi la toute première pohoto de cet article).

* Du nom d'un propriétaire local d'autrefois.

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Le même endroit en 2009.

 
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Et en 2016.

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La courte rue des Bons Enfants vers la rue Agimont.




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La place des Bons Enfants d'hier ▲ et d'aujourd'hui ▼
bons enfants_liege_google (2).jpg



bons enfants_liege_1975 (4).jpg  Les immeubles de la place des Bons Enfants entre la rue Saint-Séverin (à gauche) et la rue Léon Mignon (à droite). Ils ont été démolis dans la seconde partie des années 1970.

 
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Un mur de briques rouges et une pelouse ont très longtemps caractérisé l'endroit.

 
bons enfants_liege_2016 (4).jpg
En 2014, a commencé la réalisation d'un projet immobilier destiné à revaloriser le lieu.

 


bons enfants_liege_1975 (3).jpg  C'est en 1975 que vont avoir lieu les premières destructions contiguës à la place des Bons Enfants. Remarquez les palissades sur la droite de la photo, à l'angle des rues Saint-Séverin et Mont Saint-Martin.


tournant saint-hubert_liege_1898.jpg
Cet angle, le voici à la fin du XIXe siècle. On l'appelait le tournant Saint-Hubert.


mont saint-martin_liege_1974-75.jpg  Le revoici en 1975 du côté du Mont Saint-Martin. Tous les bâtiments que longe la palissage vont bientôt disparaître.


mont saint-martin_liege_2009.jpg
Le même endroit en 2009, pendant le chantier de l'hôtel cinq étoiles Crowne Plaza.


angle rue st-hubert_liege_1975.jpg
De l'autre côté en 1975, à l'angle de la rue Saint-Hubert (là où se trouvait autrefois l'église du même nom).


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En 2006 ▲ et 2009 ▼
cadran_liege_2009 (2).jpg

 

cadran bons enfants_liege_1980.jpg  Le chantier d'aménagement du quartier en 1980. Le tunnel du chemin de fer de ceinture passe sous la place des Bons Enfants.

cadran bons enfants_liege_1996.jpg  Le Cadran et la place des Bons Enfants en 1996, à la veille de subir de nouveaux bouleversements… mais ce sera une autre histoire.

 

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