18/06/2016

La rue et la place des Bons Enfants

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La rue des Bons Enfants en 2016.


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Plan actuel de Liège. Le trait rouge représente la rue des Bons Enfants.


plan 1649.jpg  La configuration des lieux en 1649 (gravure de Julius Milheuser), avec le couvent des Bons Enfants (1), proche de l'église Saint-Hubert (2). Autres points de repère : la collégiale Sainte-Croix (3), le couvent Sainte-Claire (4), l'église Saint-Séverin (5), la collégiale Saint-Martin (6), la bras de la Meuse devenu le boulevard de la Sauvenière (7), la collégiale Saint-Jean (8) et la place aux Chevaux devenue la place de la République française (9).

 
* * * * *

 
  La rue des Bons Enfants et la place y attenant tirent leur nom d'un couvent établi là autrefois.


  Petite histoire du couvent des Bons Enfants

 
  Sources :

  - Théodore GOBERT, Liège à travers les âges : les rues de Liège, Culture et Civilisation, Bruxelles, édition 1975-78.

  - Léon HALKIN, La Maison des Bons-Enfants, bulletin de l'Institut archéologique liégeois, tome LXIV, 1940.

  
  Décédée en 1231, Élisabeth de Thuringe est canonisée en 1235. Une de ses filles, duchesse de Brabant*, lui dédie une chapelle qu'elle fait construire à Liège vers 1245, à proximité de l'église paroissiale Saint-Hubert**. Elle y annexe un hôpital pour les pauvres et un prieuré de chanoines réguliers de Saint-Augustin.

* Sophie de Thuringe a épousé en 1240 le duc Henri II de Brabant, lequel se réconciliera avec le prince-évêque liégeois Robert de Thourotte et conclura avec lui un traité d'alliance en 1244.
** Cette église n'existe plus ; elle se trouvait à la jonction des actuelles rues Saint-Hubert et Mont Saint-Martin.


  L'hôpital Sainte-Élisabeth tombe rapidement en décadence : les biens de l'institution ont été dilapidés, et l'immoralité des gens qu'on y assiste a fini par gagner les religieux. Les mœurs se sont relâchées, et l'établissement est devenu un lieu de débauche.

  Le prince-évêque Henri de Gueldre (de 1247 à 1274) prend les mesures nécessaire pour rétablir la règle monastique et transforme l'hôpital Sainte-Élisabeth en Maison des Bons Enfants, destinée à héberger, nourrir et éduquer de jeunes indigents jusqu’à leur puberté.

  À la fin du XIVe ou début du XVe siècle (la date est incertaine), la Maison Sainte-Élisabeth est confiée aux Frères de la Vie commune. Ceux-ci doivent veiller, sous le « joug monastique », au bien-être matériel et à la formation spirituelle des jeunes élèves qu'ils admettent comme pensionnaires*.

* La Maison des Bons Enfants est en réalité un pensionnat, dont les bénéficiaires vont recevoir l'instruction dans une école du voisinage. Les religieux aident toutefois les écoliers à répéter leurs leçons.

 
Mais les mœurs se relâchent à nouveau ! Cette mauvaise réputation fait fuir les pensionnaires. Les prieurs ont des concubines ; ils n'hésitent pas, pour l'argent, à transformer le couvent en tripot, où l'on se livre aux plaisirs du jeu, de l'ivrognerie et du sexe.

  Une nouvelle fois, l'autorité épiscopale se voit obligée d'intervenir avec la plus grande énergie. Le prince-évêque Jean de Heinsberg, en 1424, décide de réformer le couvent. Comme il veut y réintroduire des chanoines réguliers de Saint-Augustin, il fait appel à l'établissement de Bethléem, près de Louvain, d'où arrive en 1428 le chanoine Olivier de Champs, chargé de mener à bien cette mission d'épuration et de réorganisation.

  Le couvent réformé conserve son appellation de Maison des Bons Enfants, mais il ne redevient pas un lieu d'éducation, pour peu qu'il l'ait été auparavant. Olivier de Champ inaugure une ère de ferveur religieuse, de fidélité aux devoirs du cloître et de spiritualité ascétique.

  Le couvent Sainte-Élisabeth prospère tellement, dans la seconde moitié du XVIe siècle, que le nombre de ses religieux s’accroît et que la Maison des Bons Enfants ne suffit plus. Sous le règne de Jean de Hornes, les chanoines de Saint-Augustin acquièrent le prieuré bénédictin de Saint-Léonard, situé dans un faubourg de la ville. Ils y déménagent en 1489, puis vendent leurs ancien locaux, en 1493, à des religieuses franciscaines venues de Hasselt.

  Achat précipité, car ces religieuses franciscaines (dites aussi Sœurs de Hasque) trouvent les bâtiments trop exigus ; elles les cèdent aussitôt à des Frères cellites, qui leur laissent en échange leur couvent situé à proximité de la collégiale Saint-Paul (dans l'actuelle rue Sœurs de Hasque).

  Les Cellites ne séjournent guère longtemps aux Bons Enfants. En 1496, ils vendent l'immeuble aux Sépulcrines de Nieuwstad (près de Sittard aux Pays-Bas). Jeanne Schaetzen, prieure de cette communauté, et treize de ses religieuses fuient la guerre entre les ducs de Gueldre et de Clèves ; elles viennent s'installer aux Bons Enfants pour s'adonner à la vie contemplative et surtout se consacrer à l'éducation des jeunes filles.

  Le couvent des Sépulcrines va subsister jusqu'aux événements révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle. Les liégeois n'arrêteront pas de l'appeler le couvent des Bons Enfants.

 
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  Sur ce plan de 1737, qui respecte les dénominations officielles, la flèche rouge désigne le couvent des Filles du Saint-Sépulcre.


  Dès le début du régime français (1975-1814), les Sépulcrines sont expulsées, et leur couvent est transformé en caserne, avant d'abriter les bureaux du gouvernement départemental.


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  Le plan ci-dessus date nous reporte en 1827. Nous sommes à l'époque du régime hollandais. L'ancien couvent est maintenant le siège du gouvernement provincial (l'hôtel de la Province) ; il le restera après 1830 dans les premières années de la Belgique indépendante.

  Le 31 mars 1845, un incendie ravage une partie du bâtiment, ce qui accélère la décision prise dès 1842 de déménager les services provinciaux dans une nouvelle aile du palais des princes-évêques (voir autre article).

  Ce qui reste des Bons Enfants est vendu au chanoine Habets, curé de Sainte-Croix, lequel installe là, sous la direction des Filles de la Croix, un refuge pour les repenties puis pour un quartier pour jeunes délinquantes. Ce dernier est ouvert en 1847. On y reçoit des jeunes filles condamnées en justice ; on les initie « aux travaux manuels de leur sexe ».

  La maison pénitentiaire est remplacée en 1870 par une école primaire tenues par les mêmes religieuses. Mais le chantier du chemin de fer de ceinture (voir autre article) nécessite de nombreuses expropriations et démolitions. L'ancien couvent et l'église Sainte-Élisabeth elle-même sont sacrifiés sur l'autel de la modernisation. Une partie de l'espace dégagé devient un square public, lequel se bordera de maisons et deviendra en 1910 la place des Bons Enfants, avec un terre-plein garni d'une pelouse et de massifs floraux.


bons enfants_liege_1920.jpg  La place des Bons Enfants vers 1920. À remarquer, à l'arrière-plan, le tunnel ferroviaire sous Pierreuse, aujourd'hui dissimulé en dessous de l'extension moderne du palais de justice :
cadran_liege_google.jpg                      La place des Bons Enfants, à droite, est devenue un espace piétonnier.

 


  Les bouleversements de la fin des années 1970


  Dans le courant des années 1970, un plan d'aménagement du centre-ville entraîne une totale métamorphose du tissu urbain, et la place Saint-Lambert subit de nombreuses démolitions. C'est tout un patrimoine qui est implacablement sacrifié en quelques années.

  Le saccage s’étend jusqu’à la gare du Palais et au site du Cadran (voir cette autre page). La deuxième partie de la décennie voit disparaître les bâtiments qui entourent la place des Bons Enfants, tout comme ceux de la rue de Bruxelles, qu'on élargit en voie rapide.


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La rue de Bruxelles et ses alentours au début des années 1970.


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Au tout début des années 1980.

cadran_liege_1975.jpg  Au carrefour du Cadran (photo de 1975), la rue de Bruxelles en provenance de la place Saint-Lambert se prolonge par la rue de l'Académie (l'immeuble marqué d'une flèche vous aidera à vous situer sur la photo suivante). La rue qu'on aperçoit en bas à gauche est la rue Sylvestre qui mène à la rue Haute-Sauvenière. Le bus sort de la rue Léon Mignon. À droite, s'ouvre la rue des Anglais.


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Le même endroit en 2009.

chantier gare du palais_liege_1974.jpg  La rue de Bruxelles et la gare du Palais, vues en 1974 depuis la rue Fond Saint-Servais. Dans le fond à droite, entre les deux buildings situés au carrefour du Cadran, on distingue des immeubles de la place des Bons Enfants.

chantier gare du palais_liege_1976.jpg  Des démolitions ont commencé dès 1975 du côté des Bons Enfants ; on le constate par la différence d'arrière-plan entre les deux buildings.


  Voici quelques photos du site des Bons Enfants en 1974-1975, mêlées à des vue plus récentes pour permettre la comparaison :

bons enfants_liege_1975 (1).jpg  Le building marqué « STOCK » (immeuble-parking) est celui de gauche sur les vues précédentes. La rue Léon Mignon* est entrecoupée par la place des Bons Enfants.

* Du nom du sculpteur belge (Liège 1847 – Schaerbeek 1898) qui s'est notamment rendu célèbre par sa statue « Le dompteur de taureau » (Li torè), installée aux Terrasses depuis 1881.

 
Le trait rouge vous aidera à vous situer sur la photo suivante :
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La rue Léon Mignon dans l'autre sens.
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bons enfants_liege_1974 (1).jpgbons enfants_liege_1974 (2).jpg  La place des Bons Enfants. La chaussée qui vient des rues Saint-Hubert et Mont Saint-Martin se prolonge au-delà de la rue Léon Mignon par une courte rue des Bons Enfants, jusqu'à la rue Agimont* (voir aussi la toute première pohoto de cet article).

* Du nom d'un propriétaire local d'autrefois.

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Le même endroit en 2009.

 
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Et en 2016.

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La courte rue des Bons Enfants vers la rue Agimont.




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La place des Bons Enfants d'hier ▲ et d'aujourd'hui ▼
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bons enfants_liege_1975 (4).jpg  Les immeubles de la place des Bons Enfants entre la rue Saint-Séverin (à gauche) et la rue Léon Mignon (à droite). Ils ont été démolis dans la seconde partie des années 1970.

 
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Un mur de briques rouges et une pelouse ont très longtemps caractérisé l'endroit.

 
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En 2014, a commencé la réalisation d'un projet immobilier destiné à revaloriser le lieu.

 


bons enfants_liege_1975 (3).jpg  C'est en 1975 que vont avoir lieu les premières destructions contiguës à la place des Bons Enfants. Remarquez les palissades sur la droite de la photo, à l'angle des rues Saint-Séverin et Mont Saint-Martin.


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Cet angle, le voici à la fin du XIXe siècle. On l'appelait le tournant Saint-Hubert.


mont saint-martin_liege_1974-75.jpg  Le revoici en 1975 du côté du Mont Saint-Martin. Tous les bâtiments que longe la palissage vont bientôt disparaître.


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Le même endroit en 2009, pendant le chantier de l'hôtel cinq étoiles Crowne Plaza.


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De l'autre côté en 1975, à l'angle de la rue Saint-Hubert (là où se trouvait autrefois l'église du même nom).


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En 2006 ▲ et 2009 ▼
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cadran bons enfants_liege_1980.jpg  Le chantier d'aménagement du quartier en 1980. Le tunnel du chemin de fer de ceinture passe sous la place des Bons Enfants.

cadran bons enfants_liege_1996.jpg  Le Cadran et la place des Bons Enfants en 1996, à la veille de subir de nouveaux bouleversements… mais ce sera une autre histoire.

 

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12/01/2014

Le couvent de Sainte-Claire et la rue des Anglais

Rue des Anglais 2009.jpgLa rue des Anglais de nos jours.

placz Sainte-Claire 1880 lg rg.jpgLa petite place Sainte-Claire en 1882.

Les traits rouges permettent de comparer les deux vues.


  À l'emplacement de l'Académie royale des Beaux-Arts de Liège, il existait autrefois un couvent de Sœurs clarisses urbanistes (des religieuses de l'ordre de Sainte-Claire, mais suivant la règle adoucie par le pape Urbain IV).

  À l'époque de la deuxième photo, les bâtiments conventuels ont été convertis en logements, et l'église en magasin de tabac. L'arvau* qui coupe la rue donne accès à la rue des Anglais (plus courte donc que de nos jours) et à l'ancien couvent des Jésuites anglais, devenu un hôpital depuis 1880.

* En wallon liégeois, un arvô est un passage voûté. Passé dans le français régional, le mot s'est écrit « arvau », que d'aucuns voudraient transposer en « arveau ».

  L'aquarelle qui suit présente le même endroit :

histoires de liège,histoire de liège,cadran,rue des anglais,sainte-claire,couvent des clarisses,fond saint-servais,rue de bruxelles,rue table de pierre,place sainte-claire,ruelle sainte-claire,couvent des jésuites anglais,escaliers des capucins,académie royale des beaux-arts,joseph lousbergAquarelle de Joseph Vreuls (1864-1912), collection de Paul Micheels, architecte retraité (Oupeye).

Milheuser 1649.jpg   Situons les lieux grâce au plan de Milheuser de 1649 : le couvent de Sainte-Claire (1), le couvent des Jésuites anglais (2), le couvent des Capucins (3), l'église Saint-Servais (4), la collégiale Sainte-Croix (5), la collégiale Saint-Pierre (6), la cathédrale Notre-Dame et Saint-Lambert (7).

 


  Établie « en Royal »* depuis 1488, la congrégation des religieuses de Sainte-Claire doit abandonner définitivement les lieux à la fin du XVIIIe, quand la propriété claustrale est vendue comme bien national sous le régime française, en 1797.

* C'est ainsi qu'on appelait autrefois la rue des Anglais.


La situation au XIXe siècle

Plan 1827.jpg  Identifions, sur ce plan de 1827, le couvent des Clarisses (1), la rue des Anglais (2) au-delà de l'arvau de la place Sainte-Claire (3), la ruelle Sainte-Claire (4), la rue Fond Saint-Servais (5), la rue Table de Pierre (6) et la rue Neuve (7). La rue Neuve deviendra la rue de Bruxelles en 1863, laquelle absorbera la rue Table de Pierre en 1877. Amusez-vous à comparer avec la vue aérienne qui suit (2009).

essai.jpg

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porche 1887.jpg  La place Sainte-Claire en 1887. Le porche surmonté d'une niche existe toujours (voir photos ci-dessous, la première en 2014, les deux autres dans les années 1960) ; il s'ouvre sur un escalier qui menait au couvent des Capucins.

Porche Capucins 2014.jpg

porche.jpg

escalier capucins.jpg

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Place Sainte-Claire 1880.jpg  La place Sainte-Claire en 1880. À gauche (hors dessin), commence la ruelle Sainte-Claire qui rejoint la rue Fond Saint-Servais. La photo qui suit présente approximativement le même endroit en 2006.

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cour Ste-Claire.jpg  La cour intérieure de l'ancien couvent, dont les bâtiments sont devenus, à la fin du XIXe siècle, des logements donnés en location.

Travaux rue de Bruxelles 1880.jpg  Au cours des années 1870, le quartier est bouleversé par la création du chemin de fer de ceinture, travaux gigantesques qui nécessitent de nombreuses expropriations et démolitions. Les voiries avoisinantes sont rectifiées et élargies. C'est le cas pour la rue de Bruxelles, que l'on voit en plein chantier sur ce dessin de 1880. À l'arrière-plan, il s'agit de l'église de l'ancien couvent de Sainte-Claire. Tout dans le fond, on aperçoit un morceau de l'ancien couvent des Jésuites anglais.

 Les autorités communales ont acquis une grande partie des anciens terrains claustraux. En 1885, elles décident de prolonger la rue des Anglais jusqu'au Cadran au détriment de la place et de la ruelle Sainte-Claire.

  Les bâtiments de l'ancien couvent sont démolis en 1889 (en 1900 en ce qui concerne l'arvau). De 1892 à 1895, a lieu la construction de l'Académie royale des Beaux-Arts, selon les plans de Joseph Lousberg, architecte de la Ville.

rue des Anglais début XX.jpgLa rue des Anglais (à droite) à l'aube du XXe siècle.

Fond St-Servais 68.jpgPhoto de 1968. Dans le fond, la rue Fond Saint-Servais forme un « T » avec la rue des Anglais.

Fond St-Servais 2014.jpgLa même perspective en janvier 2014.